1. Marie-Antoinette, la reine calomniée


    Datte: 18/12/2023, Catégories: f, fh, ff, fbi, extracon, alliance, nympho, jardin, danser, fête, nonéro, historique, historiqu, Auteur: OlgaT, Source: Revebebe

    ... érotique, que j’ai citée en biographie. Dans« les plaisirs d’une reine », l’auteur imagine les souvenirs de la Princesse de Lamballe, enfermée à la prison de La Force, où ses geôliers abusent d’elle.
    
    Ses souvenirs concernent une Marie-Antoinette frustrée par la non-consommation de son mariage et ignorante des choses de l’amour. La Dauphine découvre dans la bibliothèque des ouvrages libertins, qui l’inspirent dans ses plaisirs solitaires. Exaspérée par l’étiquette de la Cour et la cérémonie du lever, Marie-Antoinette décide que seule désormais Marie-Thérèse de Lamballe s’occupera d’elle. Elles deviennent intimes, la Lamballe,« son cher cœur », racontant en détail à la Dauphine ce qu’elle a vécu auprès de son débauché de mari. C’est tout naturellement que les deux femmes deviennent amantes. Pour parfaire son« éducation », Marie-Antoinette demande à la Lamballe de se faire baiser par un garde, pendant qu’elle-même ne perd pas une miette du spectacle, qu’elle observe grâce à une glace sans tain. Lors d’une seconde séance, Marie-Antoinette ne se cache plus et se masturbe, pendant que son« cher cœur » se fait sodomiser.
    
    La bande dessinée mentionne ensuite la passion de la Reine pour la rivale de la Lamballe, Yolande de Polignac. C’est la seconde expérience saphique de la Reine. Autant la Lamballe est amoureuse de la reine, autant la Polignac est décrite comme une garce. La Lamballe n’écoute que son amour pour la reine et surmonte sa jalousie. Les trois femmes se livrent ...
    ... désormais à des parties saphiques à trois.
    
    La bande dessinée décrit ensuite l’adultère de la reine avec Axel de Fersen, organisé avec la complicité de la Polignac et de la Lamballe, qui se gouinent pendant que Marie-Antoinette découvre (enfin) le plaisir viril. L’ouvrage se termine sur les Massacres de septembre et l’horrible mort de la Lamballe, fidèle à sa reine jusqu’au bout.
    
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    « Accusée de quantité de choses, Marie-Antoinette, frivole et tragique, est devenue le miroir dans lequel se projettent les fantasmes de n’importe quelle époque », a écrit l’historienne Évelyne Lever. Aucune reine de France n’a en effet fait couler autant d’encre. Beaucoup a été dit sur la dernière reine de France : frivole, dépensière, écervelée, infidèle, lubrique. On ne saura jamais la vérité sur l’intimité de la reine la plus haïe et bafouée de l’histoire de France. Comme l’écrit Evelyne Lever, dans son« Dictionnaire amoureux des reines », le couperet de la guillotine a rendu à Marie-Antoinette la majesté dont ses ennemis l’avaient dépouillée, faisant oublier la légende noire de la« reine scélérate ».
    
    On a réécrit inlassablement l’histoire de cette femme sensible et imprudente que rien ne préparait à son terrible destin. Les images se superposent : une princesse au charme rayonnant, frivole par désœuvrement, mais aussi la mère attentive, amoureuse sincère du comte de Fersen, femme et reine humiliée.
    
    Dans cette série, on m’a souvent demandé de prendre position après mes lectures. J’en ...