1. Marie-Antoinette, la reine calomniée


    Datte: 18/12/2023, Catégories: f, fh, ff, fbi, extracon, alliance, nympho, jardin, danser, fête, nonéro, historique, historiqu, Auteur: OlgaT, Source: Revebebe

    ... romantique, Louis XVI se réfugie dans la chasse. Profondément frustrée, Marie-Antoinette s’étourdit de fêtes et tente d’oublier par ses relations avec ses favorites, la Lamballe et la Polignac. Les époux vivent dans des appartements séparés. Quand le roi« rend visite » à son épouse, cela se fait sous le regard de courtisans curieux, notamment par la traversée du salon de l’Œil-de-bœuf. L’éducation prude et pudibonde des deux jeunes époux ne les avait d’ailleurs guère préparés aux relations conjugales.
    
    Les rumeurs vont bon train sur l’impuissance de Louis XVI ou la stérilité de Marie-Antoinette. Ces attaques sournoises sont d’ailleurs encouragées par le frère du roi, le comte de Provence, le futur Louis XVIII, qui se juge seul apte à gouverner. Le roi se révèle en fait inexpérimenté et intimidé par sa femme. Cette dernière, peu attirée par son époux, ne montre guère d’enthousiasme à accomplir le devoir conjugal.
    
    Craignant que sa fille ne soit répudiée, Marie-Thérèse envoie son fils aîné Joseph II le 19 avril 1777 à la Cour de France, afin d’analyser au mieux la situation du couple. Selon les uns, Joseph a convaincu Louis XVI d’accepter une opération chirurgicale pour se débarrasser de son phimosis. Pour d’autres, il aurait réussi à lever les inhibitions de son beau-frère et aurait sermonné sa sœur.
    
    Un an plus tard, le couple donne naissance à leur première fille, Marie-Thérèse-Charlotte, mais cette naissance tant attendue apparaît suspecte, la paternité de la ...
    ... princesse étant attribuée au comte d’Artois ou au duc de Coigny. Le couple royal aura au total quatre enfants : outre Marie-Thérèse Charlotte,« Madame Royale » (née en 1778), Louis-Joseph, le premier dauphin (né en 1781), Louis-Charles, l’enfant du Temple (né en 1785) et Marie-Sophie-Béatrice (née en 1786).
    
    Cette longue attente, avant la consommation du mariage, a considérablement terni l’image du couple. Dès ce moment, les libelles, qui circulent sous le manteau, se moquent du roi et accusent la reine d’adultère. La reine devient, dès l’été 1777, la cible de chansons hostiles diffusées depuis Paris jusqu’à Versailles. Les pamphlets circulent, d’abord de courts textes pornographiques, puis des libelles de plus en plus orduriers. La reine est accusée d’avoir des amants (le comte d’Artois son beau-frère, le comte suédois Axel de Fersen) ou même d’entretenir des relations saphiques avec la duchesse de Polignac et la princesse de Lamballe). On lui reproche de gaspiller l’argent public en frivolités ou pour ses favoris et, déjà, de trahir la France, en étant au service de l’Autriche. Pour ces écrits qui circulent sous le manteau, Marie-Antoinette est une nymphomane perverse et insatiable, décrite comme une« prostituée babylonienne », une« infâme tribade » ayant l’habitude, à Trianon, d’épuiser quotidiennement plusieurs hommes et plusieurs femmes pour satisfaire sa« diabolique lubricité ».
    
    L’affaire du collier de la reine (1785) va encore dégrader son image. Bien qu’innocente, elle ...
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