1. Le bar à SZATTES


    Datte: 10/12/2023, Catégories: En solitaire, Auteur: lepetitprincesalace, Source: Hds

    ... On était plus que deux, moi et l’autre type à la parole d’homme. J’ai tout de suite compris qu’il en était pas à sa première tournée. Son haleine puait l’entrejambe comme c’était pas permit, et comme si ça ne suffisait pas, il eut la bonne idée de poursuivre la conversation, chose qu’il m’était impossible de laisser passer. Je coupais donc court.
    
    - L’odeur de la pièce suffit pas tu penses ?
    
    - Suffit pas à quoi ?
    
    - A m’achever.
    
    - Qu’es-c’tu m’chantes le nouveau ?
    
    - Tu pues de la gueule.
    
    - J’t’emmerde.
    
    - Côté merde t’as du confondre les deux trous. Tu s'rais pas d'la même famille que l'barman ?
    
    Il se leva contrarié et partit attendre ailleurs. J’en profitais pour le conseiller alors qu’il s’éloignait.
    
    - LA CHATTE C’EST DEVANT, PAS DERRIERE ABRUTI.
    
    J'étais maintenant tout seul à ma table. Enfin tranquille. Partout autour de moi les gens fumaient, rigolaient, buvaient, jouaient aux cartes. Un mix entre le Western et la prohibition. Je m'y sentais bien. Très bien même. Un grand gaillard en costard s’approcha alors de ma table. Je le vis arriver de loin tellement il était immense. Même le barman ne l’aurait pas raté. C’était mon tour. Il m'accompagna jusqu'à un rideau avant de m’enfiler une paire de menottes les mains dans le dos.
    
    - Hey ! C'est quoi ça ? Qu'est-c'que tu branles avec ça ? Détache moi !
    
    - Politique de l'entreprise. Pour éviter les mains baladeuses.
    
    - Pourquoi pas une ceinture de chasteté pendant que t'y es ?
    
    - Pas besoin, tu ...
    ... verras. T'as deux minutes.
    
    Puis il me poussa derrière le rideau et je me retrouvai dans le laboratoire de Frankenstein. Le tronc d'une femme taillé comme la statue d'une proue me faisait face à hauteur de visage. Je compris alors l’inutilité de ma remarque précédente. Personne ne pouvait se l'enfiler à moins d’être gaulé avec une queue en trompe d'éléphant. Il était encastré dans le mur et légèrement cambré en arrière. Il était pâle et tout son squelette semblait avoir été remplacé par des tuyaux dans lesquels on pouvait y voir un liquide bleuâtre couler. Si c’était pas le vrai corps d’une vraie femme, ça s’en rapprochait drôlement. Le progrès était en roue libre, au grand dam des conservateurs. Ses hanches et le haut des cuisses serrées donnaient libre accès à sa chatte entrouverte et toute rose. Et c’était sans doute la plus belle chatte qu’il m’avait été donné de lorgner. Elle avait de belles lèvres joufflues et rebondies, qui brillaient comme deux pétales couvertes d’une rosée matinale. L’idée que ça pouvait être les reste baveux d’un type à l’haleine fétide comme l’autre dégueulasse me donnait des remous à l’estomac. Mais fallait bien que je sache si oui ou non, sa parole valait quelque chose, surtout que je venais déjà de perdre le quart du temps qui me fut accordé rien qu’à me rincer l’œil. Aussi me suis-je avancé comme un criminel vers le pseudo cadavre. J’y posa ma joue. C’était glacé, comme mort. Mais ça sentais bon le houblon ! La nature de chaque bière-chatte ...