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Promenade initiatique en bords de Seine.
Datte: 01/12/2023, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Iovan, Source: Hds
... nous cachant, de peur qu'« on » nous voie... les verres de cidre bus avec l'argent qu'on rabiotait sur les sous des courses... les « livres de cul » en noir et blanc avec leurs modèles au sourire niais et leurs chattes trop poilues... toutes ces expériences fondatrices partagées avec les potes... les premières transgressions qui faisaient de nous des mecs ! Cette odeur m'était devenue familière, amie. Un pêcheur au coup était installé au pied du ponton. Son affaire semblait marcher... il relevait de temps à autre sa ligne et d'un geste expert, amenait dans sa main un petit éclat d'argent se baissait le plaçait dans le seau à ses pieds réamorçait et relançait. Je m'étais assis sur un petit muret qui bordait le chemin et me perdais dans la contemplation du calme paysage. J'étais bien. Seul, mais bien ! Je vis le pêcheur se lever et faire quelques pas dans ma direction. Arrivé à ma hauteur, il me salua d'un signe de tête se retourna ouvrit sa braguette et se mit à pisser dans l'eau qu'il fit bouillonner en cataracte. Et bien ! Il ne manquait pas d'air à venir me pisser sous le nez celui-là! C'était un petit bonhomme d'apparence malingre vêtu d'un pantalon de toile bleue usagé, d'une veste en velours beige râpée et d'une chemise à carreaux. Il était chaussé de bottes en caoutchouc et coiffé d'une casquette bleue de marinier. Quel âge pouvait-il avoir ? L'âge de mes oncles quarante ans... un vieux ! Quand il eut fini il se retourna vers moi secouant son ...
... sexe. Je fus estomaqué par la taille de son vit ! Je ne pensais pas qu'un sexe d'homme puisse être aussi gros. Il croisa mon regard et me fit un clin d'œil. Le coin était bon... Il amorçait. Le rouge me monta au front et je fis semblant de retourner à mon vélo pour cacher mon trouble... Mais quelques instants après j'étais de retour sur le muret, observant mine de rien ce type qui m'intriguait. Je faisais semblant de m'intéresser à tout sauf à lui quand je le vis me faire signe de la main m'invitant à venir le rejoindre. Tout me disait de partir et de ne pas m'occuper de ce type. J'empruntai pourtant la sente herbeuse qui descendait au ponton et m'approchai. — Bonjour Monsieur ! — Salut mon gars ! Ça fait un moment que t’es là à me regarder sans en avoir l'air. Viens donc! As pas peur ! Assis-toi là, tu paieras pas plus cher ! Dommage, j'ai pas une deuxième canne... Mais on apprend bien aussi en regardant. T'as déjà péché? — Oui, un peu. Surtout ici. — Et pis, qu'est-ce tu pêches ? Nous nous mîmes à parler ablettes goujons, crins et bas de lignes. Nous étions à l'ombre presque en dessous du ponton, une légère brise soufflait entre ses poutrelles, mais il n'en faisait pas moins chaud. Je m'épongeais le front de temps à autre, d'un revers de manche et lui sortait entre deux prises un mouchoir qui avait été propre avec lequel il s'essuyait le visage. — Début juillet! I' fait rien chaud...! Eh ben, ça promet ! Dis donc on se boirait bien un ...