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0319 Les voies du rugby sont impénétrables.
Datte: 27/11/2023, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... sentais à l’aise. Il t’a fallu trois ans pour trouver le cran de laisser ce garçon t’approcher. Ses demandes de câlins lors de vos premières « révisions » dans l’appart de la rue de la Colombette tu les ressentais comme la preuve qu’il savait que tu en avais envie autant que lui. Et ça te braquait. Tu en avais envie, bien sûr, mais tu ne pouvais pas l’admettre. Tu voulais être fort, tu voulais n’avoir besoin de personne. Il t’a fallu longtemps pour lâcher prise, pour faire confiance. Il t’a fallu un clash, il t’a fallu ressentir la peur, le vertige de l’avoir perdu, pour y parvenir. C’est à Campan, lorsque tu as vu Nico apparaitre sous la halle malgré la pluie battante, malgré tout le mal que tu lui avais fait subir, que tu as enfin su ce qu’être heureux signifiait. C’est quand tu lui as fait l’amour dans la petite maison dans la montagne, et que tu as accepté sa tendresse et sa douceur, que tu t’es enfin senti en phase avec toi-même. Ça t’a fait un bien fou de laisser s’exprimer cette partie de toi, celle que Nico a appelé dans sa lettre « cette douceur qui est en toi et que tu caches trop souvent ». Dans ses bras, après l’amour, tu as enfin eu l’impression de respirer à pleins poumons. Tu n’avais jamais ressenti cela auparavant. Depuis tes toutes premières expériences sexuelles, tu n’avais jamais supporté aucun contact physique, ni avec une nana, et encore moins avec un mec, après avoir joui. Te réveiller le matin à côté de celle ou de celui que tu avais ...
... baisé la veille t’était tout simplement insupportable. Nico a changé pas mal de choses dans ta vie. Avec lui, tu as connu le bonheur d’un câlin après le sexe, celui de sentir sa présence dans ton lit la nuit, et celui te réveiller à côté de lui le matin venu. Tu as connu celui de le voir heureux en l’appelant « Ourson ». Et celui de l’entendre t’appeler « P’tit Loup ». Tu as pendant longtemps essayé de te convaincre qu’il ne t’aimait que parce qu’il te trouvait bogoss, et bon baiseur. Mais au fond de toi tu as toujours su que son amour ne s’arrêtait pas là, qu’il n’était pas qu’attirance, qu’il y avait bien plus que ça. Il te l’a montré en restant près de toi malgré tout ce que tu lui as fait endurer. Il te l’a montré lors de ton accident de voiture à Paris, lorsqu’il a pris les choses en main et qu’il t’a vraiment sorti du pétrin. Là, il t’a carrément impressionné. Et toi, tu l’as blessé et déçu. Tu sais que tu as été injuste avec lui quand tu l’as comparé à Ulysse, qui a pas mal d’années plus que lui. Tu sais que tu as été odieux lorsque tu lui as dit qu’il n’était qu’un gamin et en sous-entendant qu’il ne sera jamais « un homme ». Qu’il ne sera jamais assez bien pour toi. « Je t’aime tel que tu es. Je t’aime pour tout, je t’aime tout le temps », « je t’aime malgré toutes nos différences ». Ce sont les plus beaux mots qu’on t’as jamais adressés. Et tu sais que ce ne sont pas des mots en l’air. C’est pour cela qu’elles te touchent autant. Toi non plus tu ...