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0319 Les voies du rugby sont impénétrables.
Datte: 27/11/2023, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... est indiciblement beau. Je suis heureux de le voir si souriant, l’air si épanoui. Mais au fond de moi j’ai très mal à l’idée de le savoir si loin de moi, à l’idée de l’avoir perdu. Mon bobrun n’apparait à l’écran que pendant une ou deux secondes, mais son image reste longtemps imprimée dans ma rétine. Ulysse, celui que je devrais voir comme mon rival, apparaît quelques joueurs plus tard. Lui aussi est indiciblement séduisant avec ses beaux cheveux et sa belle barbe, avec cette belle blondeur de jeune nordiste qui entoure son visage aux traits virils. Je n’arrive même pas à lui en vouloir du fait que Jérém se soit détourné de moi parce qu’il est attiré par lui. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne vois pas Ulysse draguer Jérém. Quant à la fascination que Jérém peut ressentir pour lui, je la trouve parfaitement naturelle. Je me demande où ils en sont, s’ils ont fini par coucher ensemble. Les joueurs déboulent sur le terrain. La caméra s’attarde sur Jérém. Le commentateur évoque le nombre remarquable de points marqués par la jeune recrue du Stade depuis le début de la saison, tout en parlant de lui comme d’un « joueur remarquable, d’un espoir pour le rugby à tout juste 21 ans ». L’arbitre siffle le début du jeu. Le ballon est lancé et les actions s’enchaînent. Dès la 6ème minute, Jérém va au but. Le stade exulte comme un corps traversé par un orgasme. Un orgasme sportif provoqué par le beau brun Toulousain adopté par la capitale. Jérém marque de nouveaux points ...
... quelques minutes plus tard. Il est rapide comme l’éclair, il file à travers les joueurs de l’équipe adverse comme une rafale de vent. Il plonge, et il met le ballon au-delà de la ligne de but. Le stade jouit à nouveau. Jérém se relève, comme s’il était monté sur ressorts. Il a l’air de n’avoir rien fait, et surtout pas de s’être tout juste tapé un sacré sprint pour marquer. Son jeu a l’air si naturel, si facile, si cousu de fil blanc, qu’on a l’impression que c’est tellement facile, qu’on en oublie que cette aisance, que cette dextérité, cette apparente « facilité » sont le résultat d’un travail acharné et de longue haleine, et de pas mal de sacrifices. Le jeu reprend. La mi-temps approche. Le ballon traîne un peu au milieu du terrain. Il finit par se dégager grâce à une passe d’Ulysse. Réception parfaite de Jérém, par ailleurs stratégiquement placé en bord de terrain, plutôt à l’écart des joueurs basques. Le bel ailier fonce alors vers la ligne de but. La moitié des biarrots se rue dans sa direction pour essayer de l’intercepter. Un premier jouer tente de lui barrer le chemin, mais Jérém arrive à lui filer entre les doigts. — Il est terrible, ce gosse, fait papa, euphorique, emporté par la performance spectaculaire du jeune ailier. Un deuxième obstacle humain tente de se mettre en travers de son envolée vers le but. Jérém est touché, il est déséquilibré, mais se rattrape et il continue sa route, comme un lapin Duracell. — Incroyable, il est incroyable, je te dis ...