1. 0319 Les voies du rugby sont impénétrables.


    Datte: 27/11/2023, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... sont ! balance Albert, avec un sourire malicieux.
    
    Incroyable clairvoyance de Denis. Il aurait dû parier en effet. Car il avait tout bon. Vraiment tout bon.
    
    Thibault et moi prenons le petit déj dans un bar au fond de ma rue. Mon corps frémit encore du plaisir que nous nous sommes donnés, mon esprit des caresses que nous nous sommes échangées. J’ai passé une soirée et une nuit fabuleuses avec ce garçon. Je le regarde en train de boire son café, et je n’ai pas envie qu’il parte. J’ai encore envie de le serrer dans mes bras, de le câliner.
    
    Lorsque je croise son regard, je me sens noyé dans ses yeux vert-marron qui dégagent une douceur et un calme qui sont autant de caresses pour l’esprit. Son regard a gardé la pureté d’un enfant. Et pourtant, il porte le charme d’un homme.
    
    Thibault me sourit. Et dans ce sourire, charmant et plein de douceur, j’ai l’impression que tout est dit. Dans ce sourire, je lis que Thibault a passé un bon moment lui aussi, mais qu’il ne me demande rien de plus. Je sens qu’il ne regrette rien, parce que nous nous sommes juste faits du bien à un moment où nous en avions tous les deux besoin.
    
    J’en ai la confirmation quelques minutes plus tard à la gare, lorsque le jeune pompier qui s’apprête à monter dans le train pour aller rejoindre son petit bout de chou à Toulouse, me serre une dernière fois dans ses bras pour me dire au revoir.
    
    — J’ai passé un très bon moment, Nico, il me glisse.
    
    — Moi aussi, un très bon moment.
    
    — Il faut pas ...
    ... regretter ce qui s’est passé cette nuit. Je sais que tu es toujours amoureux de Jé. Mais il n’y a pas de mal à se faire du bien. Nous en avions envie tous les deux. Et nous sommes assez grands pour l’assumer.
    
    — Tu as raison, je pense la même chose.
    
    — Je t’aime beaucoup, Nico.
    
    — Moi aussi, Thibault, je t’aime beaucoup, je lui réponds, comme une évidence, le ventre remué par mille émotions.
    
    J’ai envie de l’embrasser. Même si je pense que ce ne serait pas une bonne idée. Mais le jeune rugbyman, quitte notre étreinte, et me lance, avec un sourire qui me fait fondre :
    
    — Quand tu reviens sur Toulouse, passe me voir à l’appart !
    
    — Ce sera avec grand plaisir !
    
    Sa main qui enserre mon épaule, qui effleure mon oreille et qui caresse furtivement ma nuque ce sont les derniers contacts que j’ai avec le jeune papa avant qu’il ne monte dans le train pour aller retrouver le petit Lucas.
    
    Je rentre chez moi et sa présence me manque déjà. Mon t-shirt blanc, celui que Thibault a porté pendant la nuit, abandonné sur le lit, me fait de l’œil. Le coton porte son parfum, mélangé à des délicieuses petites odeurs de transpiration et de sexe.
    
    Je passe le dimanche à repenser à cette délicieuse nuit. Et je bande à chaque fois. Sacré petit mec que ce jeune pompier ! Trois fois je me branle pour m’apaiser.
    
    En début de soirée, Ruben m’appelle pour me dire qu’il vient de rentrer de chez ses parents. Je prétexte un mal de tête carabiné (ça m’arrive d’en avoir, alors c’est tout aussi ...
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