1. 0319 Les voies du rugby sont impénétrables.


    Datte: 27/11/2023, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... m’a dit que tant que je portais cette chaînette, il serait toujours avec moi.
    
    — Et si tu l’as toujours, c’est parce qu’il le veut bien.
    
    — C’est-à-dire ?
    
    — S’il pensait vraiment que tout est fini entre vous, il t’aurait demandé de la lui rendre. Elle est trop précieuse à ses yeux.
    
    Soudainement, je me sens submergé par l’émotion suscitée par cette évidence que je ressentais au fond de moi mais que Thibault vient de me rappeler et de rendre encore plus tangible. Le jeune rugbyman doit d’en rendre compte, car il m’enveloppe avec ses bras puissants, avec son corps massif et chaud, avec ses muscles rassurants.
    
    Dans ses bras, comme dans son regard, je me sens protégé. Je me sens aimé, mais sans possessivité. Comme si ce moment de sensualité n’était que le prolongement de notre belle amitié.
    
    Pendant la nuit, nous refaisons l’amour. Son torse glisse sur mon dos avec une douceur inouïe, son souffle chaud chatouille mon cou, embrase mon désir. Ses coups de reins ont une douceur exquise. Lorsque je l’entends souffler son nouvel orgasme, je viens à mon tour. Et je me rendors en tenant ce beau mâle puissant dans mes bras.
    
    Il n’est pas encore 7 heures du matin lorsque nous apprêtons à traverser la petite cour au sol rouge pour aller prendre un petit déj en vitesse. Thibault a décidé de prendre le premier train pour Toulouse. Le jeune papa a envie de passer un peu de temps avec son petit Lucas dans l’après-midi. Il est vraiment, vraiment touchant.
    
    Oui, il n’est même ...
    ... pas 7 heures, un dimanche matin, qui plus est. Et pourtant, mes proprios sont déjà debout et en poste de surveillance. Et nous ne pouvons pas échapper au « contrôle ».
    
    — Bonjour, Nico, me lance Albert. Alors, tu nous présentes ce charmant garçon ?
    
    — Voici Thibault, un pote de Toulouse, et voici Albert et Denis, mes propriétaires. Thibault joue au Stade Toulousain.
    
    — Au Stade ? Attend un peu… mais je te connais, toi… lance Denis.
    
    — Il connait tous les beaux garçons de la terre, celui-là ! plaisante Albert.
    
    — Mais tu ne serais pas… voyons… ah, oui ! Pujol… numéro… 9… et… demi de mêlée !
    
    — Vous avez tout bon, monsieur !
    
    — Et vous avez joué ici à Bordeaux hier après-midi !
    
    — C’est ça.
    
    — Et vous avez fait des misères à nos gars !
    
    — C’est le but du jeu, plaisante Thibault.
    
    — Trêve de plaisanteries, j’ai regardé le match à la télé, et vous avez très bien joué. Vous avez une sacrée équipe à Toulouse. Je pense que cette année vous avez toutes vos chances de gagner le TOP.
    
    — Je l’espère !
    
    — A mon sens, il n’y a qu’une autre équipe qui peut vous faire de l’ombre…
    
    — Laquelle ?
    
    — L’autre Stade, voyons ! Les parigots ! Ils ont eux aussi une équipe de tonnerre !
    
    — Ah, oui, ça c’est bien vrai !
    
    — Mais je parierais sur les Toulousains quand-même. Enfin, on verra bien dans quatre mois. Il reste pas mal de taf d’ici là, et il peut se passer pas mal de choses. Les voies du rugby sont impénétrables.
    
    — Il n’y a bien que les voies du rugby qui le ...
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