1. La maîtresse de mon fils


    Datte: 13/11/2023, Catégories: fh, noculotte, rencontre, amouroman, Auteur: Enzoric, Source: Revebebe

    ... Hé ben, tant mieux !
    
    Certes, il avait bu, mais ce n’était pas l’alcool qui le fit répondre à voix haute avant de lui envoyer :
    
    Pour sûr, il ne serait pas fier le lendemain matin, mais sur le coup il l’était. Et pas qu’un peu ! Pour qui se prenait-elle ? Sa mère ? Sa sœur ? Son ange gardien ?
    
    Rien à foutre de sa condescendance ou de ses remords à la con, baragouina-t-il avant de bafouiller :dors et me casse pas les couilles, connasse !
    
    Il somnolait dans son fauteuil quand ce qu’il crut être l’alarme de son téléphone le réveilla. Dans le coltar, les yeux vitreux, il lut :
    
    — Fais pas chier. Dors, connasse ! marmonna-t-il.
    
    Il ressombra dans un semi-coma sans attendre, téléphone en main.
    
    — Putain ! elle va pas me laisser pioncer tranquille, dit-il, sentant sa main vibrer !
    
    Décidé à se rendormir, après la main, ce furent ses oreilles qui lui vibrèrent le cerveau. Elle tambourinait à la porte.
    
    — Ouais, c’est bon, j’arrive.
    
    Se lever fut déjà difficile, mais marcher était comme tenter de bouger en esprit un corps incapable de mettre un pied devant l’autre.
    
    Lorsqu’il a lâché la poignée, le sol s’est dérobé. Elle l’a rattrapéin extremis, puis trou noir.
    
    ooOoo
    
    Un rire le réveilla. Paumes sur les yeux, grimaçant, il a attendu que la lumière soit supportable. Une voix connue depuis peu a fini de le convaincre de se lever.
    
    — Qu’est-ce que vous foutez-là, vous ?
    — Monsieur ! Vous pourriez au moins, j’sais pas moi, passer un truc.
    
    Elle s’était ...
    ... retournée, et son fils le regardait. Même s’ils prenaient parfois un bain ensemble, jamais il ne l’avait vu nu ailleurs que dans la salle de bain. Pour autant, son garçon ne semblait pas choqué. Étonné, tout au plus.
    
    — Oui, pardon !
    
    Il fila dans sa chambre passer une chemise lorsqu’elle l’avertit qu’elle emmenait Hugo à l’école.
    
    — Non ! Je vous ai dit que je gérais, se hâta-t-il de trouver un pantalon.
    — Gérer ! Laissez-moi rire ! Je vous le ramène vers dix-sept heures trente. Enfin, si je n’ai pas une autre grosse tuile comme un Monsieur Pasdebol qui a fracassé sa trottinette. À ce soir, Monsieur Lapoisse, et buvez de l’eau. Beaucoup d’eau. Et RIEN QUE DE L’EAU ! hurla-t-elle après avoir claqué la porte d’entrée.
    
    Il les regarda partir, son fils sur le siège arrière lui faisant au revoir de la main, elle droite comme un i.
    
    Ce fut la pire journée de sa vie. Enfin, la deuxième, pour dire vrai. Après avoir tourné autour de la table de cuisine tel un lion en cage à se maudire, la maudire elle surtout, il s’est avalé expresso sur expresso. Il aura fallu près de deux heures avant qu’il ne se décide enfin à bouger.
    
    À l’écart, il a attendu que tous les parents venus chercher leur enfant repartent pour le déjeuner.
    
    — Vous êtes presque présentable.
    — Je… je ne sais pas comment m’excuser.
    — Vous pourriez peut-être commencer par fermer votre braguette. Vous avez faim ?
    — Pas trop, non.
    — Votre fils, oui. Venez.
    
    Il se força, ne voulant pas, ne pouvant pas la ...
«1234...12»