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Cavale 2
Datte: 06/11/2023, Catégories: ff, amour, policier, rencontre, Auteur: Laetitia, Source: Revebebe
... ? — Très simple, dis-je. On se planque, on réfléchit, on s’informe, on prépare un plan et on exécute ce plan. À la fin, Zivanovic et ses supérieurs sont morts, on n’a plus rien à craindre et tu as le droit de recommencer à mettre des gens en prison. Comme tu es sympa et que tu m’aimes bien, j’écope de dix ans seulement, du fait des circonstances atténuantes. Grâce à ma bonne conduite en prison, j’en fais six. Entre-temps, tu es amoureuse de moi et on se met en couple à ma sortie. Bon là, tout de suite, faut qu’on trouve un point de chute. — On va où ? — On va trouver. — J’ai une maison isolée dans les Alpes-de-Haute-Provence, au-dessus de Barcelonnette. — Oui, pourquoi pas ! La bande à Zivanovic connaît peut-être l’endroit ? — Non, je ne pense pas. C’est un héritage, je n’y ai pas mis les pieds depuis plusieurs années. C’est au milieu de nulle part. — Bon, c’est d’accord, on y va. Là ou ailleurs… En plus, c’est joli le Mercantour. Et l’Italie n’est pas loin, au cas où… oooOOooo Nous avons évité les autoroutes pour repartir, trop de caméras de surveillance. Nous avons passé la frontière sans encombre au-dessus de Sedan. Côté français, nous avons aussi privilégié les petits axes. Verdun, Bar-le-Duc, Neufchâteau, Langres et son fameux plateau. Pas de nouvelles de Zivanovic, bonnes nouvelles ! Nous sommes arrivées dans le Jura en fin d’après-midi. Entre Arbois et Morbier, j’ai arrêté l’Audi devant une petite auberge bucolique au milieu des prés et des ...
... bois. L’établissement ne payait vraiment pas de mine, mais je ne sais pas pourquoi, ça m’inspirait. Il faut toujours suivre ses inspirations, nous avons excellemment dîné d’une poularde au vin jaune et aux morilles. J’ai demandé à la patronne qui faisait office de serveuse aussi : — Vous avez des chambres ? — On a des lits dans des pièces. Après, est-ce que l’on peut appeler ça des chambres… ? — Allons-y pour un lit dans une pièce, dis-je. Là encore, c’était parfait. Pas le luxe, loin de là, mais une jolie chambre avec vue sur la campagne et les vaches. Des bois autour, du bois à l’intérieur, partout sur les murs, au sol et un gros édredon sur le lit. Rustique et authentique. Parfait pour digérer la poularde. Nous avons fait l’amour sous l’édredon. Nous nous sommes embrassées et j’ai senti qu’elle passait sa main sous ma nuisette. Ses mains sur mes seins étaient chaudes. Quand j’ai touché ses seins à elle, elle a gémi doucement et s’est incrustée encore plus contre moi. J’ai ouvert les yeux, et les siens étaient aussi grands ouverts. Ce regard presque violet observé de si près, c’était fascinant. Il était avide, légèrement inquiet encore, et plein d’autres choses indéfinissables… d’un côté très équivoque également, avec une pointe d’audace. Ça a duré un court instant, un instant magnifique. Je délaissais son regard, pour sa bouche et son corps. Je testais quelques caresses un peu plus osées que la veille. Elle s’y prêta de bonne grâce et avec envie. L’amour entre ...