1. Cavale 2


    Datte: 06/11/2023, Catégories: ff, amour, policier, rencontre, Auteur: Laetitia, Source: Revebebe

    ... arrêté à la douane avec 200 000 euros dans son coffre. L’argent était caché très sommairement à l’emplacement de la roue de secours. J’ai trouvé que c’était trop simple, trop voyant. Une simple valisette… et il suffisait de soulever le tapis du coffre pour tomber dessus. Et puis la personnalité du passeur m’intriguait. Un quidam bien sous tous rapports. Il a fini par avouer qu’on le faisait chanter pour une histoire de partouze avec des mineures. Et puis, il était surpris qu’on l’ait coincé. En enquêtant un peu, on s’est vite aperçu qu’il s’était fait avoir, parce que l’équipe de douaniers avait été changée au tout dernier moment. Sans ce changement de service, la combine continuait sans problème. On a retrouvé la voiture du fameux douanier pourri dans un ravin du côté de Thonon et elle brûlait, avec lui dedans. Quand j’ai raconté ça à mon passeur, il a pris peur et a vraiment tout déballé. À commencer par le nom de Milan Zivanovic et d’une société complètement bidon pour couvrir le trafic.
    — Et ?
    — J’avais tout, le dossier était bouclé. Je suis allée voir le procureur avec mon dossier. Cela prenait de belles proportions et on pouvait requérir sans problème contre Zivanovic.
    — Et c’était quand tout ça ?
    — Il y a un mois et demi.
    — Et alors ?
    — Et alors, on a retrouvé mon passeur, pendu dans sa cellule et le soir, un homme me téléphonait pour me dire que ma voiture était piégée, qu’on me prévenait pour cette fois, mais que la prochaine fois, on ne me préviendrait ...
    ... pas.
    — Et on a retrouvé deux kilos de penthrite sous ta voiture.
    — Je vois que Mademoiselle est connaisseuse… Deux kilos cinq, pour être précise. Là, j’ai commencé à avoir peur. Puis, ils se sont mis à me téléphoner toutes les heures, jour et nuit. Au bureau, sur mes portables, pro et perso, chez moi. J’ai été m’installer à l’hôtel, j’ai changé de numéro de portable. Ils ont mis une heure à me retrouver et à me rappeler.
    — Ce qui ne me surprend guère.
    — C’est à ce moment-là que mon procureur m’a téléphoné pour me dire que le dossier m’était retiré, qu’il était de toute façon vide et que j’étais en congé pour trois mois pour me reposer, que je vivais sur les nerfs et que c’était mauvais. Je lui ai demandé si deux kilos cinq d’explosif, c’était une vision paranoïaque des choses. Il a raccroché. Je suis venue à Bruges. Tu sais tout.
    — Je crois que tu es tombée sur un gros truc. Zivanovic passe du pognon sale à tour de bras et par plusieurs biais. De très grosses sommes. Il y a des gens hauts placés, politiques ou autres au-dessus de lui. Et ton proc. a été acheté. Ou encore, on le fait chanter lui aussi. Zivanovic et ces gens au-dessus s’en foutent de perdre 200 000 euros s’ils peuvent t’effacer, et moi aussi par la même occasion. Tu en sais trop.
    — Mais je ne sais rien de plus que ce que je t’ai dit… Et le passeur est mort, je n’ai plus rien, plus de preuves.
    — Ça n’a pas d’importance, ils croient que tu sais des choses, c’est suffisant pour eux.
    — Qu’est-ce qu’on fait alors ...
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