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Cavale 2
Datte: 06/11/2023, Catégories: ff, amour, policier, rencontre, Auteur: Laetitia, Source: Revebebe
... autour de l’Audi. Je lui ai collé le canon de mon Walther PPK dans le cou. — Tu vois, connard, le monde est petit. On se retrouve… Lâche ton flingue, connard… Il ne devait pas se faire beaucoup d’illusions, faisant partie d’un monde où être vaincu veut presque tout le temps dire mourir. — Je t’explique, connard… Je me faisais un malin plaisir d’accentuer mes « connards »… — Avance, on va à l’Audi. Bon, il y a deux écoles. De toute façon, tu restes ici, connard. Mais tu peux rester ici vivant, ce qui te fera marcher un peu. Tu verras, l’air des Flandres est vivifiant. Ou bien, tu restes ici mort et on ne retrouve jamais tes restes, les sangliers et les autres petits habitants de la forêt, qui pullulent dans le coin, boufferont ton cadavre… Il me rit au nez : — T’as pas une tête à m’laisser la moindre chance. C’est toujours la même chose, ils sont incapables de voir leur intérêt. — Tu vas me donner des idées, connard. Déjà, tu pars mal ! Tu as de vilains projets à l’encontre de Madame, ici présente. Ensuite, tu t’es très mal comporté à mon égard, hier soir à Bruges. Ça fait beaucoup. Alors, ou tu me racontes tout, ou bien je crois que les cordes dans le coffre de cette Audi vont finalement servir à quelque chose. Je pourrais par exemple attacher un de tes bras et une de tes jambes de gros connard à ce gros sapin, là, et ton autre bras, ainsi que ton autre jambe, au pare-chocs, et ensuite tester l’embrayage pour vérifier s’il est bien réglé. Qu’en ...
... penses-tu, connard ? — Tu n’ferais pas ça quand même ! Juliette me regardait, horrifiée. Il continua, avec des relents de panique dans la voix : — Si tu fais ça, les aut’ vous f’ront plus aucun cadeau ! — Ah bon ? Parce qu’ils nous en ont fait jusqu’à présent ? Ils ont l’intention de nous en faire ? Juliette, veux-tu aller chercher ces cordes, s’il te plaît ? — Ça va, c’est bon, on s’est un peu trompés à ton sujet. Mais on n’pouvait pas savoir… Hein ? Qu’est-ce que tu veux qu’je te dise ? — Tout ! D’abord, ton portefeuille. Il contenait une carte d’identité aussi fausse que celle du mec resté dans les dunes, au nom de Théo Bouchard. Le permis qui avait l’air plus vrai portait le même nom : — Commence par ton vrai nom. — Flavio Palacci. — Ah, mais… je te connais, finalement. De réputation au moins : et elle n’est pas belle ! Il n’y a pas longtemps, tu as trempé dans un trafic de drogue du côté de Cannes. Tous tes concurrents dealers ont été rayés de la carte. Un beau score ! Tu as laissé tomber ce boulot, je vois. La reconversion, il n’y a que ça de vrai pour lutter contre le chômage. Tu bosses pour qui maintenant ? Qui a commandité tout ce merdier ? — Milan Zivanovic. — Zivanovic ? Tiens donc. J’essayais de rester de marbre, mais la surprise me donna un coup au cœur. Zivanovic… Après Juliette ! Coïncidence ? Un peu gros quand même… — Alors maintenant, tu fais partie de l’équipe des tueurs de Zivanovic ? C’est vrai que ça fait quand même plus sérieux que ...