1. Cavale 2


    Datte: 06/11/2023, Catégories: ff, amour, policier, rencontre, Auteur: Laetitia, Source: Revebebe

    ... rétroviseur extérieur. J’ai tourné aussitôt à gauche. Les deux guignols devaient griller proprement dans leur belle auto, leurs brushings certainement un peu dérangés, et leurs manteaux en alpaga légèrement tachés.
    
    J’ai abandonné la voiture quelques rues plus loin, et je suis retournée à l’hôtel à pied en faisant quelques détours dans le quartier. Des voitures de pompiers et de police déboulaient dans la rue au moment où j’ai gravi les marches du perron de l’hôtel.
    
    Bon, apparemment, jusqu’à l’arrivée de troupes fraîches, il ne restait plus que mon pote qui disait tout le temps « connasse ». Enfin, on pouvait le supposer.
    
    oooOOooo
    
    Quand je suis revenue dans la chambre, Juliette était réveillée, et habillée. Elle avait passé un jean et un haut, une tenue plus adéquate pour une cavale que la jolie robe blanche d’hier.
    
    Dommage pour les cuisses bronzées, même si le jean les mettait bien en valeur, ainsi que son joli petit cul.
    
    — Qu’est-ce qui s’est passé ? me dit-elle un peu affolée.
    — Une BM X5 noire immatriculée à Paris a brûlé, je crois.
    — Ça continue donc.
    — Ça continue, oui… Pas trop le choix, il me semble. Il va vraiment falloir que j’aie les tenants et aboutissants de tout ça, juste histoire que je sache où je vais.
    — Je vais tout te dire…
    — Pas maintenant, on dégage de là, tu me diras ça en route.
    
    À peine avions-nous démarré qu’une voiture a déboîté et nous a suivies ! Une Volkswagen grise cette fois :
    
    — Pas de bol, la fameuse explication ...
    ... devrait encore attendre un peu, on a encore des abrutis derrière nous, dis-je à Juliette.
    
    Son air s’est assombri en même temps que ses yeux se sont éclaircis :
    
    — Il n’y en a qu’un seul. Le dernier, je suppose, enfin, pour le moment.
    
    En effet, c’était bien celui qui disait tout le temps « connasse » qui conduisait. Et il était bien seul.
    
    — On s’en débarrasse une fois sorties de Bruges. Ça ne devrait pas poser trop de problèmes, il n’est pas très malin celui-là.
    
    Nous sommes engagées sur des routes secondaires.
    
    Après avoir roulé en silence pendant une vingtaine de minutes, j’ai repéré un chemin forestier au milieu d’une forêt de sapins. J’ai mis mon clignotant et j’ai engagé l’Audi dedans.
    
    La voiture de notre suiveur a continué. Il s’est certainement arrêté plus loin :
    
    — Tu m’attends là, Juliette, dis-je en descendant. Je m’occupe de lui. Et ne lâche pas ton flingue. Tire si le type approche trop près de toi.
    
    Je suis passée par le sous-bois, louvoyant entre les fougères et les arbres.
    
    Gagné, la voiture de l’autre rigolo était garée sur le bas-côté de la route. Je l’apercevais entre deux branches de sapin. Le mec qui disait « connasse » à tout le monde a eu la même idée que moi : passer par le sous-bois. Il venait droit sur moi, sans me voir. Parfait.
    
    Je n’ai eu qu’à m’accroupir dans les fougères et à attendre qu’il passe devant moi. Puis, je me suis relevée, l’ai suivi sans bruit et ai attendu qu’il s’arrête pour essayer de voir ce qui se passait ...
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