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Cavale 2
Datte: 06/11/2023, Catégories: ff, amour, policier, rencontre, Auteur: Laetitia, Source: Revebebe
... le paysage, tout en dégustant un coteau d’Aix-en-Provence rosé. J’ai chantonné à Juliette le début de cette très belle chanson de Mickey3D,« Les lumières dans la plaine » qui a beaucoup de gueule : Un moment hors du temps, même si je chante comme une casserole. Chacune sur nos fauteuils, côte à côte. Sa main posée sur la mienne. Je crois que nous en avions vraiment besoin, les cavales sont plus qu’éreintantes. Après le décès prématuré de la première bouteille de rosé, nous en avons ouvert une autre. Ça aussi, ça faisait partie de la thérapie. oooOOooo Vers 22 heures, retour à la réalité : — Je vais aux renseignements, dis-je à Juliette en composant le numéro de Thierry. Thierry est un bon ami, établit sur la côte du côté de Nice, et un véritable annuaire vivant du grand banditisme : — Salut, beau gosse, c’est moi… — Cassandre, qu’est-ce que tu deviens ? Pas trop dur, Montrouge ? — Passons, j’ai besoin de tes services. — Qui est-ce que tu as au cul cette fois ? dit-il en s’esclaffant. — Je ne suis pas sûre. — Dis toujours… — Au début, c’était la bande à Zivanovic. — Logique ! — Oui, sauf qu’ils se sont retirés. À la place, il y a un duo de tueurs allemands, dont un certain Horst, qui les a remplacés. Je suppose que Zivanovic a du monde au-dessus de sa tête. Tu peux te rencarder pour savoir qui sont ces tueurs ? — Dans quelle merde tu t’es encore foutue ? — Pourquoi ? — Tes tueurs, là, sans hésiter, je peux te dire qui c’est. Horst Habermann et ...
... Karolina Mengelberg,grosso modo ce qui se fait de mieux dans le petit monde des tueurs professionnels. Ils sont en couple et travaillent ensemble. — Des sortes de Mr et Mrs Smith, quoi… — Ouais, c’est ça. J’ai entendu dire qu’ils avaient un contrat en France. Ça confirme que Zivanovic n’est plus dans le coup. Les Allemands, ils ne travaillent pas avec des petits glandeurs de maquereaux. C’est des gens sérieux. — Autre question, cher ami. — Pas trop longtemps, je suis avec une petite rousse, là. — Tu peux savoir qui les a commandités les Teutons ? — Je peux essayer de voir. Ça risque de ne pas être simple. Je t’appelle sur ce portable quand j’ai le renseignement. Tarif habituel ? — 5 000 euros, OK. Merci… Ah ! — Oui ? — Bonne rousse. J’ai raccroché. Thierry m’a rappelée le lendemain matin : — C’est puant ton truc… — À ce point-là ? — C’est pas les circuits habituels, tu comprends ? — Non… — Je veux dire, ça n’a rien à voir avec le milieu. C’est un espèce de truc avec des mecs qui trempent dans la politique. Je me gardais bien de lui signaler que « espèce » est du genre féminin, et non masculin : — Celui qui m’a rencardé n’avait pas l’air d’en savoir long. — Mais encore ? — Y a un type, Giorgio Milone, qui connaissait les Allemands de réputation, on dirait que c’est lui qui a monté le coup. — Giorgio Milone ? Pourquoi pas Aldo Maccione pendant qu’on y est ? Complètement cliché, mais un bon nom de mafieux, sinon… Tu as son pedigree à ce Milone ? — ...