1. Cavale 2


    Datte: 06/11/2023, Catégories: ff, amour, policier, rencontre, Auteur: Laetitia, Source: Revebebe

    ... connaît pas, ça dépasse les compétences de Zivanovic. Trop gros pour lui. Le fait qu’ils s’assoient sur 200 000 euros aussi. Surtout, ça donne une indication sur les sommes en jeu, qui doivent être faramineuses. Pour de tels montants, il n’y a pas trente-six possibilités, vente d’armes, narcotrafic ou politique. Ou les trois d’ailleurs.
    — Je veux bien qu’un procureur un peu facho ait trempé dans des combines politiques, mais pas dans le trafic de drogue ni d’armes.
    — Quand on te fait chanter, tu ne connais pas forcément l’activité de ceux qui te font chanter. Ça, n’importe quel député du sud de l’Italie pourra te le confirmer.
    — De l’extorsion de fonds peut-être, du racket.
    — Non, ça, c’est le domaine de Zivanovic. Ça ne rapporte pas assez. Et les tueurs allemands, il faut les payer. Leurs services sont plus qu’onéreux.
    
    oooOOooo
    
    Nous sommes arrivées à quelques kilomètres de l’endroit où se situait la maison de Juliette. Cela la fit sortir de son sommeil léthargique.
    
    — Peut-être devrions-nous nous arrêter au prochain village, histoire de faire le plein de provisions. Il n’y a rien là-haut, dit-elle en désignant la montagne suivante.
    
    Le coffre plein de nos courses à la supérette du village, nous nous sommes engagées vers « là-haut ». La route se faisait de moins en moins large. C’était un véritable désert, hormis les quelques maisons en train d’être retapées au début de la montée. Bientôt, il n’eut plus que quelques troupeaux de moutons. Après avoir franchi un ...
    ... petit col, elle me dit :
    
    — Là… ce chemin.
    
    Nous avons commencé à escalader un chemin de terre minuscule. Il y eut quelques virages où il fallait s’y prendre en deux fois. La Porsche Cayenne peinait parfois à monter. Sans quatre roues motrices, on ne passait plus.
    
    Je découvris un hameau de quelques maisons en ruine. Un peu à l’écart se trouvait la maison de Juliette. La vue était fabuleuse. De là, la montagne basculait vers la vallée et Barcelonnette tout en bas. En face, de nouveau la montagne.
    
    La maison en pierre était la seule du secteur à ne pas être un tas de caillasses, un nid de vipères ou autres cochonneries.
    
    À côté du corps principal se trouvait, encore debout, ce qui devait être une ancienne grange. Parfait pour y planquer la Porsche. Juliette me fit visiter sa belle maison. L’intérieur valait surtout pour le vaste séjour et son immense baie vitrée donnant sur la vallée et la montagne d’en face. Il était meublé d’une façon qui révélait bien le caractère de la propriétaire. Meubles carrés de style suédois aux lignes sèches, mais avec, par-ci par-là, une touche de folie et des traces de féminité évidentes.
    
    — Une vraie forteresse. Il faut un commando de choc et un hélicoptère d’assaut pour la prendre, dis-je.
    
    Nous avons profité des dernières lueurs du jour dans des fauteuils en rotin que nous avions placés sur la terrasse extérieure, face à la vallée. Nous observions les lumières de la ville en bas s’allumer au fur et à mesure que la nuit envahissait ...