1. A la recherche du temps perdu


    Datte: 04/11/2023, Catégories: fh, taille, forêt, fsoumise, contrainte, Oral conte, Humour aventure, merveilleu, fantastiq, Auteur: Amateur de Blues

    Je suis un chevalier errant et je pars à la conquête du Graal. Je viens de faire un séjour de quelques semaines dans la capitale et je ne peux plus supporter orgies et bacchanales. Le roi et tous ses amis de la table ronde boivent, chantent et baisent comme des luths sans cordes. J’ai tenté de suivre le rythme, mais je suis épuisé.
    
    Surtout, je n’aime plus l’ambiance depuis que la reine me bat froid. Un soir, nous étions ivres, elle et moi, et nous avons fauté. Le roi dormait comme un sac de grains juste à côté de nous, mais moi, j’étais encore gaillard et la noble dame avait le feu entre les cuisses. Elle riait de mes bêtises et avait détaché ses cheveux pour se vêtir puisque dans la grande confusion qui avait précédé, elle avait perdu ses nippes. Cette nappe blonde lui descendait jusqu’aux fesses qu’elle avait blanches et grasses. Je suis tombé amoureux de cette blondeur et de cette blancheur-là, mais quand le lendemain j’ai voulu me faire recevoir pour remettre le couvert, ou tout au moins lui lire le poème que j’avais écrit pendant la nuit, elle me fit éconduire. Depuis, elle est si froide que je la crois née d’une île de glace comme on en trouve dans les mers du Nord. Pas un mot, pas un regard, et elle fait en public des mamours inconvenants à son petit roi, ce qu’on n’avait pas vu à la cour depuis longtemps.
    
    Aussi, j’ai compris que je devais partir. De toute manière, je suis un chevalier errant et mon seul but est le Graal. Justement, aux portes de la ville a ...
    ... grandi une forêt inexplorée, un bois sombre dont les paysans disent qu’il est truffé de maléfices. C’est là que je vais me perdre. Une fois ma décision prise, mes préparatifs ne prennent pas plus d’une journée. J’ai ma cotte de maille et mon épée : Edgar. C’est un nom plutôt étrange pour une épée, mais elle n’en accepte pas d’autres et comme c’est la seule arme que je possède, j’ai bien dû m’y faire. J’ai des provisions pour un long voyage, du chien séché et des raves. Il me manque une monture, mais c’est l’affaire d’une heure de mettre la main sur une belle bête. Les quartiers pauvres de la ville sont remplis de femelles affamées qui errent dans les ruelles. Je choisis une grande et forte Hottentote qui me regarde avec espoir. Je sors du sucre de ma poche et elle accourt comme un chaton devant une écuelle de lait. Avant de lui donner le sucre, je l’inspecte un peu, les dents, l’entrecuisse, les pieds, puis je la nourris et lui propose le voyage.
    
    — Encore sucre ? demande-t-elle dans son langage sommaire.
    
    Je promets et il ne me reste plus qu’à lui enlever ses frusques et lui passer un licol autour du cou pour prévenir toute idée stupide qui lui passerait par la tête. Ensuite, nous pouvons partir. Je la mets à quatre pattes et la chevauche. Elle est confortable. Une main dans sa chevelure et l’autre posée à plat sur sa croupe, je suis parfaitement à l’aise et je peux même chercher des mélodies sur ma lyre pendant qu’elle traverse la prairie qui sépare le château du roi de la ...
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