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Lettre ouverte à Philus
Datte: 20/10/2023, Catégories: En solitaire, Auteur: Philus, Source: Hds
... le mien. Les histoires de Pedro et Estelle sont croustillantes à souhait, mais celle sur laquelle j’ai flashé, c’est bien celle de Rébecca. Je ne voudrais pas déflorer le sujet, si j’ose m’exprimer ainsi, mais j’aurais pu être cette femme. J’ai lu et relu son récit plusieurs fois, me masturbant en même temps qu’elle. J’aurais pu être elle et ma décision était prise. Quitte à me brouiller avec mes voisins et que cela parvienne aux oreilles de mon patron, je l’imiterai. L’immeuble où j’habite ne possède que trois étages surmontés d’une terrasse. Cette dernière n’a pas vocation à être utilisée comme agrément, car il n’y a dessus que les machineries d’ascenseur, des climatiseurs, des antennes paraboliques, etc. Dans les faits, l’accès en est réservé aux techniciens qui doivent être en possession de la clé ouvrant une porte en fer. Ce n’est pas une clé de sécurité et il ne me fallut pas beaucoup de mal pour m’en procurer un double. Le plus difficile pour moi fut de transporter la chaise longue sur le toit. Je trouvai un emplacement près d’un climatiseur. Il était situé au soleil et à cent cinquante mètres à vol d’oiseau d’une haute tour de douze étages qui dominait le quartier. Je me suis dit que j’y attirerai tôt ou tard des spectateurs. Nous étions en juin et je passai mes fins de semaine allongée dans mon transat sous le soleil quasi estival. J’étais nue et parfois, me laissais aller à quelques caresses masturbatoires. Les deux premiers week-ends, je fus passablement ...
... déçue. Les fenêtres de la tour restaient vides, à peine pouvais-je y distinguer une ombre furtive lavant la vaisselle ou tirant les rideaux. Le troisième samedi pourtant, je repérai une silhouette masculine. Je devinais malgré la distance que ce monsieur me lorgnait avec des jumelles. Pleine de désir, une vague de cyprine coula de mon sexe et je m’empressai de donner satisfaction à mon admirateur. J’écartai les jambes et glissai mon médius sous le capuchon protégeant mon clitoris. Je me masturbai jusqu’à l’orgasme, l’ombre d’en face n’avait pas bougé. Je me rhabillai, puis redescendit chez moi. Par la petite fenêtre de mes toilettes, je pouvais apercevoir la tour, l’homme avait disparu. Je suis retournée sur la terrasse le lendemain en espérant bien le revoir. Je ne fus qu’à moitié étonnée de voir non seulement mon spectateur de la veille, mais également son voisin du dessous. Je ne les déçus ni l’un ni l’autre, ni moi-même Monsieur Philus. Tous mes orgasmes furent au moins aussi intenses que ceux de Rébecca. Cela dura tout l’été. Fin aout, presque toutes les fenêtres de la tour étaient utilisées. J’en étais ravie, mais finalement le goût pour l’exhibitionnisme me quitta comme il était venu. J’avais soudain besoin d’autre chose, et c’est votre histoire « Le candauliste » qui me l’apporta. Je me suis toujours posé la question de savoir ce qui pouvait pousser un homme à jeter sa compagne dans les bras d’un autre et d’assister à la scène. Dans votre récit, le cas de Hugo est ...