1. Lettre ouverte à Philus


    Datte: 20/10/2023, Catégories: En solitaire, Auteur: Philus, Source: Hds

    ... connais.
    
    — Tu veux sucer des queues ?
    
    — Non, voir une fille le faire pendant que je me masturbe.
    
    — Drôle d’idée, mais dans mon métier on ne s’étonne de rien. Toutefois, il y a un problème.
    
    — Ah ? Lequel ?
    
    — Des glory-hole, mon souteneur m’a obligée à participer à quelques-uns il y a longtemps, mais depuis que je suis à mon compte, je ne pratique plus.
    
    — Une collègue à toi, peut-être ?
    
    — Oui. Je pense savoir qui va nous dépanner. Cela dit, je vais demander à cette fille de prendre sa place, je veux être avec toi.
    
    — Je ne t’oblige pas, répondis-je, gênée.
    
    — Pas de ça entre nous. Tu es une amie, je t’accompagne. Et puis moi, ça me rappellera des souvenirs…
    
    Je restai trois jours chez elle. Lorsqu’elle recevait du monde, je me cachais dans la chambre d’amis. Je l’entendais pousser des cris déments d’un orgasme savamment simulé. Un soir, elle m’affirma avoir un plan et je lui fis confiance. Elle m’emmena dans une boîte de nuit tout à fait mixte. Quand je dis « mixte », je ne parle pas seulement d’hommes et de femmes, mais d’hommes et de femmes hétéros, d’hommes gays et de femmes lesbiennes. Certains même étaient bisexuels, mais c’était difficile à deviner. Lydia s’entretint avec le dirigeant et lui confia qu’elle remplaçait la fille prévue pour le glory-hole. Cette dernière avait eu un empêchement et elle-même avait besoin d’argent. Ce qui bien sûr était parfaitement faux. Toutefois le patron ne tiqua pas.
    
    — Comme tu veux. C’est mille euros cash ...
    ... pour vingt pipes. Attention, tu avales tout, t’es filmée et il y a des amateurs sur le Net.
    
    — D’accord. J’emmène ma petite amie, fit-elle en me désignant, elle veut voir comment je fais.
    
    — Elle ne suce pas ?
    
    — Non.
    
    — Dommage, répondit-il en me lorgnant d’un œil lubrique.
    
    Nous pénétrâmes dans une pièce carrée toute peinte de noir et fortement éclairée d’une lumière aveuglante. Une banquette agréable au toucher longeait les murs sauf celui du fond où un trou central semblait nous fixer comme l’œil dans la tombe de Caïn. À la verticale de l’orifice, un coussin moelleux permettait à celle ou celui qui officiait de s’agenouiller confortablement. Bien que les suceuses soient plus courantes que les suceurs, j’appris par la suite que certains hommes venaient ici et pratiquaient des fellations gratuitement. Lydia ôta chemisier et soutien-gorge et, torse nu, s’installa à l’endroit prévu. Ses seins lourds et ronds se balançaient doucement. Je m’allongeai sur la banquette.
    
    Nous n’eûmes pas longtemps à attendre. Un pénis noir et circoncis de taille moyenne apparut dans le cercle destiné à cet effet. L’érection était à son paroxysme. Lydia me fit un clin d’œil et, sans préliminaires, engouffra le gland profondément. Nous entendîmes un soupir à la fois de volupté et de surprise. J’assistai alors à un véritable récital, une démonstration brillante de l’art de la fellation vu par Lydia. S’il pensait durer dix minutes, l’homme en fut pour ses frais. Cinq minutes après, Lydia se ...
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