1. 0317 Une histoire peut en cacher d’autres. (Boucler la boucle avec tous les détails)


    Datte: 08/10/2023, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... la tête. Mais tu as été étonné d’entendre sa voix. Tu ne t’attendais pas qu’il vienne te voir. Depuis quelques temps, vous vous évitez. Enfin, c’est surtout toi qui l’évites. Depuis quelques temps, il y a un malaise entre vous.
    
    Alors, tu es content d’entendre sa voix. Au fond de toi, tu es content qu’il soit venu te voir. Tu aimerais tellement que les choses redeviennent comme avant.
    
    « J’arrive ».
    
    – Tu fais quoi ?
    
    – Tu vois bien, je fume une clope.
    
    – Ca fait un bon moment que tu fumes !
    
    – Ouais… ouais…– Tu as l’air à côté de tes pompes, mec.
    
    – T’inquiète, tout va bien.
    
    – Non, tout ne va pas bien. Je te connais un peu et je sais quand tu ne vas pas bien.
    
    – Occupe-toi de tes fesses, Ulysse, tu veux ?
    
    – Allez, Jérém, ne fais pas l’idiot. Viens trinquer avec nous.
    
    – Ouais, ouais… – Tu penses à Nico… – Non, pourquoi tu me demandes ça ?
    
    – Je ne te le demande pas, je le sais…Tu as envie de parler à Ulysse, de lui parler de tant de choses, mais ça ne sort pas. Tu as mal et ce soir tu n’as envie de rien. Même pas de faire la fête, même pas de te mettre minable. Tu as juste envie de rentrer chez toi, de dormir et d’être à demain, pour ne plus penser à cette foutue nuit d’il y a un an.
    
    « Écoute, Jérém, tu ne crois pas qu’on devrait arrêter de se faire la gueule ? ».
    
    – Je ne te fais pas la gueule !
    
    – Tu ne vas pas me faire croire qu’il n’y a pas un malaise entre nous depuis l’autre soir, hein ?
    
    – Je voudrais faire comme s’il ne s’était rien ...
    ... passé, mais je n’y arrive pas.
    
    – Mais il ne s’est rien passé !
    
    – Je t’ai quand même montré une partie de moi que tu n’as pas aimé…
    
    C’était quelques jours plus tôt, le week-end après le départ de Nico. Tu avais passé la soirée avec tes potes du rugby et Ulysse t’avait invité chez lui pour prendre un dernier verre. Nath était partie voir sa famille et tu étais seul avec ton pote. Tu avais pas mal bu pendant la soirée, et ton attirance pour ton coéquipier te vrillait les tripes. Sa barbe blonde, son regard clair comme le cristal, son sourire magnifique, sa voix calme et virile. Mais aussi sa façon de porter sa chemise blanche parfaitement ajustée à son torse musclé, sa façon de garder les deux boutons du haut ouverts montrant ainsi la naissance de ses pecs, sa façon de retrousser les manches. Sa façon de bouger ses mains et ses bras pendant qu’il te parlait. Sa façon de te regarder droit dans les yeux. Tout t’attirait chez lui et vers lui avec une violence chaque instant plus insupportable. Tu crevais d’envie de lui. De l’embrasser, de toucher son corps, de saisir sa queue, de le pomper, de le faire jouir. Tu avais envie d’être à lui.
    
    D’abord, tu l’écoutais parler. Puis, happé par ses lèvres, tu ne captais plus ses mots, mais tu entendais juste sa voix. C’était comme une caresse, une caresse terriblement sensuelle. Tes lèvres t’attiraient avec une force à laquelle tu avais de plus en plus de mal à t’opposer. Jusqu’au moment, où tu as cédé.
    
    Tu t’es approché de lui ...
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