1. 0317 Une histoire peut en cacher d’autres. (Boucler la boucle avec tous les détails)


    Datte: 08/10/2023, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... refuge.
    
    J’avais vraiment eu du mal à réaliser ce qui venait de m’arriver. Ce dont j’étais certain, c’est que je n’avais jamais été aussi heureux de ma vie.
    
    Pendant que nous faisions l’amour, dans les toutes premières minutes de l’année 2002, je n’arrêtais pas de me dire que la nouvelle année s’annonçait si douce, si belle !
    
    Oui, il y a un an, l’année 2002 s’ouvrait sous les meilleurs augures. Jour après jour, semaine après semaine, il y a eu de la joie, du bonheur, mais aussi beaucoup de tristesse et de déception. Des montagnes russes émotionnelles, terminées avec un déraillement inattendu et très douloureux pour moi.
    
    Pendant cette dernière année, j’ai essayé d’éviter les erreurs que j’avais commis par le passé et qui nous avaient conduits, mon beau brun et moi, à nous éloigner à deux reprises.
    
    J’ai essayé d’être davantage à son écoute, j’ai essayé de lui montrer que j’étais là pour lui. J’ai essayé de le soutenir davantage, de l’encourager. J’ai essayé de lui montrer que je l’aimais tel qu’il était, avec ses qualités et ses défauts.
    
    Je pensais avoir tout fait pour mettre mon Jérém à l’aise, en confiance, pour le faire se sentir bien avec moi. Mais visiblement, ça n’a pas suffi. Visiblement, je n’ai pas su lui apporter ce dont il avait besoin. En essayant d'éviter les erreurs du passé, j'en ai fait d'autres. Je n’ai pas su avoir les épaules assez larges et assez solides pour le rassurer, pour l’apaiser. Et c’est sur Ulysse que s’est porté son regard. C’est ...
    ... chez Ulysse qu’il a vu cette force, cet apaisement, cette épaule sur laquelle se reposer.
    
    Non, l’année 2002 n’a pas tenu ses promesses. Je n’ai pas su lui faire tenir ses promesses. Et Jérém non plus. Je l’aimais, il m’aimait. Mais aimer ne suffit pas toujours pour rendre l’autre heureux.
    
    Malgré tout, Jérém me manque tellement. Il ne s’est pas passé un jour depuis le triste matin où il m’a demandé de quitter son appart à Paris, sans que la nostalgie et la tristesse ne me prennent aux tripes. Mais jamais comme cette nuit, pendant cet « anniversaire » si spécial.
    
    Bordeaux, mercredi 1er janvier 2003, 4h54
    
    Après l’amour, mon adorable cuistot est tombé comme une masse. Je le regarde dormir dans la pénombre. J’écoute sa respiration apaisée, je sens la chaleur de son corps irradier sous les draps.
    
    Il est beau, doux comme un ange. Ce gars me touche, m’attendrit. Mais ce qui me manque avec lui, c’est cette étincelle qui faisait frémir mon être tout entier, et que je n’ai ressentie que pour Jérém.
    
    Lorsque Ruben était arrivé comme une bouée de sauvetage alors que je me noyais, j’ai cru pendant un temps qu’avec sa douceur, sa tendresse, son amour, il m’apportait à nouveau cette étincelle. J’ai cru qu’il était mon prince charmant.
    
    C’en est un, un adorable prince charmant. Mais si son baiser m’a fait me relever, il ne m’a pas arraché du sortilège que m’a jeté Jérém. Sa présence apaise mes blessures mais ne les guérit pas. Peut-être que je lui en demande trop, c’est même ...
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