1. Retour vers le futur


    Datte: 30/09/2023, Catégories: fh, hplusag, école, amour, pénétratio, rencontre, amouroman, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe

    ... balancée, taille fine, buste court et très en « V », parfait ovale des hanches, fesses très pommées sur des jambes longues et puissamment musclées. Superbe. Elle frissonne, la fraîcheur de l’eau. Je lui mets mon veston sur les épaules, elle sourit :
    
    — Toujours aussi attentif et prévenant.
    — Je t’emmène jusqu’à mon nichoir ?
    
    On reprend nos voitures, elle me suit sur une demi-douzaine de kilomètres, un village en campagne périphérique. La maison est récente, d’apparence classique. D’abord, elle s’extasie sur la vue, il est vrai que c’est une des rares collines du secteur. Mais quand j’ouvre, c’est le choc. Je suis ravi, c’est exactement l’effet que je cherchais. Au point qu’elle ressort jusqu’au bord de la terrasse pour vérifier la « normalité » de la maison. Le couloir d’entrée est ponctué d’ogives arabesques de plus en plus petites, débordant partiellement sur les combles par une voûte décroissante. Le couloir de huit mètres paraît en faire cinquante avec un miroir en fond. Revêtement de sol unique en comblanchien poli, plafonds tendus blanc cassé brillant, miroirs bronze sur les murs, toutes les portes à galandage s’effaçant dans l’épaisseur des cloisons. C’est vraiment cette impression d’immensité que je recherchais, et c’est réussi.
    
    — Waouh : Pitain, mais c’est un palais !
    — Non, juste une maison un peu trafiquée façon Jérôme.
    — Et ta femme, enfin ton ex-femme, a quitté ça ? Elle est folle !
    — Non, elle ne l’a pas connu, j’avais juste acheté le terrain.
    — Tu ...
    ... veux dire que… y a jamais eu de femme ici ?
    — Sauf la femme de ménage, une fois par semaine quand je suis au boulot.
    — C’est marrant, mais… ça me plaît encore plus.
    — À moi aussi. Il manquait une œuvre d’art dans ce décor, je crois que je l’ai trouvée.
    — Hé ! Ça ressemble à un compliment, ça, plaisante-t-elle en rosissant.
    
    Je dois tout lui expliquer, tout lui faire visiter, elle ne tarit pas d’exclamations, même dans les toilettes où je la laisse faire son pipi. Elle vient me retrouver au salon, m’attrape un bras et nous campe devant l’un des miroirs.
    
    — Grand frère, p’tite sœur, on fait une belle paire, quand même…
    — Ce pourrait être un beau couple, même…
    — Ahhh ! Voilà un mot qui sied à mon oreille ! Oui, je trouve aussi que nous formons un beau couple. Je l’ai toujours trouvé, du reste.
    — C’est ce que Françoise m’a révélé. Pourquoi ne m’as-tu rien dit il y a six ans ?
    — Pourquoi ? Je ne sais pas, je pensais que ça allait de soi. Et puis tu étais l’aîné, le maître du jeu en quelque sorte. Moi, j’essayais juste de faire et d’être ce que tu souhaitais. S’il fallait attendre, j’attendais ; être patiente, je l’étais. En aucun cas, je ne pouvais douter de toi, de notre avenir ensemble. Et puis crac…
    — Eh oui, crac ! C’est terrible comme les mêmes situations peuvent être ressenties de façon différente. On t’avait confiée à moi, en quelque sorte, et je veillais sur toi comme sur un trésor, avec d’autant plus de complaisance que tu étais absolument adorable. Jamais tu ...
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