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Retour vers le futur
Datte: 30/09/2023, Catégories: fh, hplusag, école, amour, pénétratio, rencontre, amouroman, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe
Hum… Que c’est agréable ! Les premiers beaux jours, il fait encore soleil quand on sort du bureau, les jupes ont remplacé les pantalons, les débardeurs, les anoraks, les filles sont belles, parfois. Cravate roulée dans la poche de mon veston, je m’offre une petite flânerie dans le centre-ville, il y a du monde aux terrasses, la vie est belle… ou presque. J’ai l’impression de revivre après un divorce long et douloureux, toujours trop long même s’il n’a duré qu’un an, toujours douloureux parce que quelque part, c’est un échec, une erreur, un « accident de la vie »… — Jérôme ? … Jérôme Rezzin ? C’est moi qu’on appelle, une voix féminine. J’arrête instantanément ma déambulation et fais demi-tour. Une grosse touffe de cheveux noirs crépus assise à une table de café, des lunettes teintées sur un nez épaté, lèvres épaisses et peau mate. Oui, je la connais et la reconnais. — Françoise ? C’est toi ? C’est bien toi… Comment vas-tu ? Que deviens-tu ? Elle se lève pour me claquer deux bises, toute souriante. La nana assise en face d’elle me serre la main. — Ça alors, Jérôme, disparu des écrans radars depuis si longtemps. Le hasard fait bien les choses. — Je trouve aussi. Premiers beaux jours, envie de prendre l’air après une longue journée de labeur et des mois d’hiver. C’est plus agréable que de partir et revenir dans la nuit. — C’est sûr, moi aussi, je préfère ça, la preuve. Tu bosses dans le secteur ? — Oui, pas très loin, ma boîte est rue de la Pompe. Sur ce, ...
... l’autre fille se lève, fait deux bises à Françoise, me serre de nouveau la pince en disant : — Je vous laisse… — Désolé, je vous ai interrompues. — Non, non, pas de soucis, on se voit tous les jours, on travaille ensemble… Du coup, je m’assois à sa place et je commande. Nous bavardons, nous bavardons, les verres se suivent et se ressemblent. Je lui narre mes déboires, elle me raconte les siens. La nuit tombe et nous trouve toujours en grande discussion, un peu éméchés. Je déclare une petite faim, au moins pour éponger ce qu’on vient de picoler. Elle me chuchote : — Pas ici, c’est dégueulasse, j’ai déjà essayé. — Alors, allons ailleurs, dis-je en réglant l’addition. — Écoute, il y a Mario, un Italien qui fait des pizzas à tomber dans la rue d’à côté, mais il n’a que trois tables, ce sera plein. Si ça te dit, on les fait faire et on va les manger chez moi, j’habite à deux pas. — C’est parti ! Je vais nous trouver du rosé ou du Chianti pendant l’attente… Son appart est un petit T1 bis, petit couloir avec un grand placard, petite cuisine, petites chiottes et petite salle de bain, grande pièce à demi séparée en deux, living-chambre. Mais quand le rideau est ouvert, ça donne une impression d’espace. Balcon sur un parc, pas désagréable. C’est loué avec garage en sous-sol et accès à la piscine. Petit, mais pas si mal. Les pizzas sont effectivement délicieuses, le vin aussi. — Je me souviens lorsqu’on sortait des TP de biologie, tu avais une blouse bleu marine, les ...