1. Une simple histoire d’amour


    Datte: 20/09/2023, Catégories: fh, couple, vacances, plage, amour, dispute, confession, policier, Auteur: Patrick Paris, Source: Revebebe

    ... comptoir le présentoir des couteaux Pradel. Pradel« une marque, un style », avec ce slogan« Le couteau de cuisine est l’âme du cuisinier, le prolongement de la main ». J’avais le choix, je me saisis du plus grand, celui qui sert à la découpe de la viande. Prolongement de ma main, sans hésiter je l’ai planté dans le dos de cet homme, juste entre les deux omoplates. Il n’a pas crié, il est tombé les yeux grands ouverts. Surprise, Solange a poussé un hurlement. L’homme est tombé, allongé de tout son long, à ses pieds, son sang coulait sur le carrelage.
    
    En tremblant, elle s’est approchée de moi, me fixant de ses yeux exorbités. Elle a posé ses lèvres sur les miennes, m’embrassant avec une fougue que je ne lui connaissais pas. Collés l’un à l’autre, dans un état second, je l’ai fait basculer sur la table, et sans attendre je l’ai prise violemment, juste au-dessus du corps encore chaud de ce représentant trop entreprenant.
    
    Une fois remis de notre étreinte, j’ai tiré le corps derrière notre maison, pour l’enterrer dans le jardin. Tandis que Solange nettoyait méticuleusement le couteau, avant de le ranger à sa place, dans le présentoir Pradel sur le comptoir de notre boutique.
    
    Le jour même, elle est allée chez Truffaut à la sortie de la ville, acheter un rosier qu’elle a planté sur la terre fraîchement retournée de notre jardin.
    
    J’ai attendu la nuit, pour aller au petit lac au milieu de la forêt, avec la voiture qui stationnait devant chez nous. Je connaissais bien ce ...
    ... lac, assez profond par endroits. En s’enfonçant dans la vase, elle a fait de grosses bulles. Personne n’aurait l’idée de s’inquiéter d’une carcasse de voiture, dans ce qui était devenu le dépotoir de la ville.
    
    ---oOo---
    
    Nous allions souvent sur notre petite plage à l’abri des rochers. Jamais personne ne passait par là. Personne ne venait troubler notre quiétude, nous pouvions nous aimer avec les mouettes pour seuls témoins.
    
    Solange trouvait toujours l’eau trop froide, aussi je me baignais seul, tandis qu’elle abandonnait son corps aux caresses du soleil.
    
    Je fus étonné le jour où je vis un homme s’approcher, et venir s’asseoir à côté d’elle. Intrigué, je nageais vers le bord pour savoir ce qu’il nous voulait. J’étais loin et je ne suis pas un très bon nageur. Quand soudain j’entendis un cri, je reconnus la voix de Solange et vis l’homme allongé sur elle. Elle se débattait, et essayait de le repousser.
    
    J’avais à peine atteint le bord de la plage, qu’un cri rauque retentit, suivi d’un silence pesant qui effraya les mouettes, elles s’envolèrent dans un grand battement d’ailes. J’arrivais en courant. L’homme toujours sur Solange était inerte. Elle semblait hagarde, elle tenait une paire de ciseaux dans sa main droite, celle qu’elle venait d’enfoncer dans la gorge de cet inconnu.
    
    D’un geste brusque, elle repoussa son agresseur sans vie dans le sable. Elle avait du mal à reprendre son souffle. Elle haletait, sa poitrine se soulevait au rythme de sa respiration. Me ...
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