1. Jade, l'inaccessible...


    Datte: 24/10/2018, Catégories: fh, hplusag, asie, collection, amour, volupté, fsoumise, hsoumis, revede, BDSM / Fétichisme init, Auteur: Jeff, Source: Revebebe

    ... maugréé le pandore, puis, s’adressant à la belle asiatique :
    — Il vous importune, ce jeune homme ?
    — Non… non… répondit-elle en souriant
    — Alors, circulez, et regardez devant vous…
    
    J’étais confus. Confus mais ravi.
    
    Maintenant je savais qu’elle parlait français et j’avais trouvé là un moyen d’entrer en contact avec elle. Aussitôt, je m’empressai de la remercier comme il se doit, tout en la complimentant sur sa beauté. Cela continuait à la faire rire et j’en profitai pour lui proposer de boire un verre pour me faire pardonner.
    
    Après avoir, avec un geste d’une grande délicatesse féminine, rapidement consulté sa montre, elle accepta mon invitation en hochant la tête.
    
    Heureux hasard des rencontres, nous étions à la hauteur du célèbre Fouquet’s. Cela tombait à pic.
    
    Nous nous sommes installés à cette terrasse où nous avons pu ainsi faire plus ample connaissance.
    
    Son nom à lui seul était un départ vers l’exotisme : Jade ! Son travail ouvrait aussi tous les plus beaux rêves du monde : traductrice à l’UNESCO ! Mais non, elle n’était pas Asiatique, elle était Eurasienne et tenait fermement à cette association transcontinentale. Née d’une mère siamoise, habitante du Siam - là aussi elle tenait particulièrement à l’usage de l’ancien nom royal de la Thaïlande - et d’un père français mais inconnu, elle était née à Phnom Penh vingt-quatre ans plus tôt et disposait depuis longtemps de la double nationalité.
    
    Elle parlait d’une voix flûtée, un son de voix qui était ...
    ... une mélopée, un gazouillis des plus agréables à mes oreilles. En l’écoutant, juste en l’écoutant, j’étais déjà en Asie, j’en respirais les odeurs… Elle ne semblait guère farouche, ni intimidée. Elle trouvait que la situation était drôle et prenait la vie comme elle venait.
    
    Bien entendu, nous nous sommes revus et plutôt deux fois qu’une. Pourtant, à cet instant de mon récit, il me faut en reprendre le fil chronologique.
    
    Nous nous sommes quittés sur le seuil du Fouquet’s en nous donnant rendez-vous pour le soir suivant, au même endroit. Pour ma part, j’avais un repas, un tête-à-tête, qui m’attendait à deux pas de là, avec mon oncle Jacques.
    
    Mon oncle Jacques, frère de mon paternel, était un vieux monsieur aux nombreuses décorations, à la tête blanche mais encore parfaitement bien sur ses épaules d’ancien officier parachutiste. Bien qu’il fût d’excellente constitution, sa vie aventureuse avait rendu son cœur fragile. Hormis ce détail, très personnel et invisible, il restait un bel homme sur lequel nombre de rombières se retournaient encore bien qu’il aille sur ses quatre-vingts printemps.
    
    Financièrement très à l’aise, sans femme ni enfant, il était toujours tiré à quatre épingles, l’élégance anglaise chevillée au corps. Il disposait d’un carnet d’adresses à faire pâlir de jalousie bon nombre de personnes. C’est que, en-dehors du fait d’avoir été militaire, ce qu’il était resté dans l’âme et dans la démarche, c’était un ancien haut fonctionnaire de l’État français qui ...
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