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Les épices de Sheita (1)
Datte: 16/08/2023, Catégories: Erotique, Auteur: UnamourdArthus, Source: Xstory
Dix-huit mois de travail qui s’achèvent. Un beau projet industriel transméditerranéen voué à renforcer la coopération économique entre la France et le Maroc. Naïm est le directeur de projet. Cet après-midi, il m’a adressé le fameux mail de clôture, celui que tout chef de projet apprécie de recevoir après s’être investi sans compter pendant si longtemps. Je suis le responsable technique de l’équipe Nord et ce mail signe la reconnaissance de mon travail. A dix-sept heures ce vendredi, nous célébrons la fin de l’effort autour de lait d’amande et de champagne avec nos proches collaborateurs. Ambiance détendue et souriante. Tout le monde ici a conscience de la valeur du travail accompli, nous savourons ensemble ce moment. Avant de nous séparer pour regagner nos domiciles respectifs, Naïm me prend à part. — Mon ami, avant que chacun ne vogue vers de nouveaux horizons professionnels, je souhaiterais conclure notre collaboration en vous proposant de partager quelques menus plaisirs à la marocaine. Si le cœur vous en dit, je serai ravi de vous recevoir chez moi samedi soir prochain. Nous goûterons ensemble à quelques spécialités qui, je le crois, raviront le fin gourmet que vous me semblez être. Votre épouse est la bienvenue, elle aura ainsi le loisir de découvrir l’hospitalité marocaine ! Chez Naïm ? Une villa aux tons ocres, surplombant une calanque non loin de Carry le Rouet. Elégance et discrétion d’une bâtisse jouissant d’un point de vue unique sur la Mer Blanche. C’est ...
... avec enthousiasme que j’accepte. J’en parle le soir même à Philo, qui se montre très intéressée. Philo, c’est mon épouse, ma complice depuis près de vingt ans. Philomène de son vrai nom, mais elle le déteste cordialement. Mercredi. Un coursier me délivre un pli en mains propres. J’ouvre, et découvre un carton d’invitation calligraphié me confirmant l’invitation pour samedi. Le papier gaufré exhale un parfum subtil de cumin, et d’une épice qui m’évoque certes quelque chose, mais que je n’arrive plus à « replacer ». C’est entendu, je ne suis pas un fin connaisseur des gastronomies du Maghreb. Tiens ! Le menu est annoncé : Taktouka, filet de Loup et sa Shermoula épicée façon Sheita... ces noms qui me sont inconnus me font saliver d’avance. Naïm est un bon vivant : il a même prévu un « assortiment de cigares aux épices rares ». Ma curiosité et mon appétit sont éveillés, vivement le week-end ! Samedi. Il est 19h, nous arrivons chez Naïm. Nous sommes accueillis par notre hôte et son épouse, Hajer. Si lui est d’une stature moyenne, avec le petit ventre caractéristique de beaucoup d’hommes d’affaires d’un certain calibre, Hajer le domine par une stature élancée, magnifiquement revêtue d’un caftan tout en broderies et transparences, qui soulignant une silhouette altière et, disons-le... harmonieuse. Un choc inattendu. Ses yeux d’un noir de jais me scrutent, mi-évaluateurs, mi-rieurs. C’est avec peine que je la salue sans laisser mes yeux s’égarer. Je sens mon épouse se raidir ...