1. Un jeune homme à la capitale (17)


    Datte: 16/08/2023, Catégories: Erotique, Auteur: JHaParis, Source: Xstory

    ... disproportionnée.
    
    — Oubliez cette facture, Madame Brigitte ! Regardez comme je vous désire. Tenez, je vous fais cadeau de la main d’œuvre.
    
    Il eut un moment de silence.
    
    Puis de nouveau la voix de ma tante.
    
    — C’est vrai qu’elle est bien dure.
    
    Nouveau silence puis grognement de Mr Roberto.
    
    — Ah votre bouche, votre bouche, ah Madame Brigitte, hoqueta Mr Roberto.
    
    Je me doutai que ma tante avait fait découvrir à Mr Roberto un de ses nombreux talents.
    
    Hélas je crois que ce n’était qu’une courte démonstration, car immédiatement j’entendis ma tante déclarer.
    
    — Ca suffit comme cela. Comment puis-je vous faire confiance ? Vous me menez en bateau depuis deux semaines...
    
    L’autre en bégayait de déception.
    
    — Je vous jure Madame Brigitte tout sera fini samedi. Main-d’œuvre gratuite, promis...
    
    — Rien ne me dit que lorsque j’aurai cédé, vous tiendrez vos promesses. Voici ce que nous allons faire : revenez de bonne heure samedi et amenez un nouveau devis sans main d’œuvres. Et vous verrez que ce que je viens de vous montrer n’est rien.
    
    — D’accord, d’accord, Madame Brigitte. Mais là qu’est-ce que je fais ?
    
    — Vous remballez votre engin et allez en faire bénéficier Madame Roberto. Ce sera une bonne surprise pour elle. Et samedi, venez avec votre apprenti...
    
    — Mohammed ? Je vais le virer. Je l’ai surpris sur un chantier à se faire mettre par un de ses congénères. Dans un débarras, pendant la pause déjeuner. J’entre pour prendre un seau, il se faisait ...
    ... enculer tout debout. Excusez l’expression, Madame Brigitte ! Je vais le virer... Pas de pédé chez Roberto...
    
    — Vous le virerez après. Parce que nous avons besoin de lui samedi si nous voulons que les travaux soient finis.
    
    Je notais le « nous ». Par ce simple changement de pronom, elle l’incluait dans son projet et en faisait non plus son sous-traitant, mais son compère, presque son associé. Du grand art. Puis sa voix s’adoucit.
    
    — Et s’il n’est pas là, le travail s’arrêta si nous prenons un peu de bon temps...
    
    J’entendis le bruit d’un zip puis le grognement de l’autre :
    
    — Bon c’est entendu Madame Brigitte, je l’amènerai. Ce sera son dernier chantier avec moi...
    
    — Très bien Mr Roberto. A samedi, voyou...
    
    J’entendis un pas lourd dans le couloir puis un bruit de porte. Enfin les claquements des talons de ma tante dans la cuisine.
    
    ... Lorsque je surgis dans la cuisine, elle ne parut pas surprise.
    
    — Ah, tu étais là ?
    
    — Oui ma tante. J’ai rencontré Aïcha qui m’a dit que vous étiez en négociation, je n’ai pas voulu déranger.
    
    Je décidai d’être franc :
    
    — J’ai tout entendu ? Vous auriez dû être négociatrice...
    
    Elle sourit, flattée.
    
    — Il m’a donné du fil à retordre. Il a même ouvert sa braguette. Il était excité comme une puce.
    
    — J’ai entendu. J’ai cru que vous alliez être obligé de céder...
    
    — C’eut été une erreur : je ne l’aurai pas revu avant un mois !
    
    — Pourtant j’ai cru comprendre que vous lui avez donné des gages.
    
    — Bien obligé ; il ...