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Maureen (3)
Datte: 09/08/2023, Catégories: Divers, Auteur: Anthynéa, Source: Xstory
... rousse. C’était donc dans l’obscurité trouée de temps à autre par les phares d’un véhicule qui passait à proximité que nous avions étendu à même l’herbe d’un pré, l’unique plaid retrouvé dans le coffre. Avec une dextérité incroyable, elle avait su me mettre nue et je m’empêtrais dans ses fringues en cherchant seulement le fermoir de sa jupe. Elle riait aux éclats sous un ciel sans lune. Telle une mygale, elle me broutait, me dévorait quasiment la chatte. Elle se débarrassait seule de ces fringues que je n’étais pas parvenue à décacheter. Et nous roulions sur la laine, sans nous soucier d’un hypothétique regard. La place où nous étions se trouvant vide à notre arrivée, il ne devait pas y avoir de problème. C’était sans compter sans l’envie pressante d’un ou d’une conductrice, qui venait de ralentir. Nous étions totalement à poils dans la lumière crue d’une voiture, enchevêtrée dans un soixante-neuf rageur. J’avais par réflexe, tiré sur les pans de la couvrante, mais impossible de cacher quoi que ce soit et les pattes d’une Maureen qui se fichait éperdument de cette venue impromptue me cramponnaient pour que je terminasse mon ouvrage. L’intrus sans doute surpris par ce spectacle de deux gougnottes en rase campagne enclenchait précipitamment la marche arrière. Mais ça m’avait coupé mes effets. — Ça suffit Maureen ! Rentrons. Je crois que nous avons assez fait de conneries pour ce soir. — Oh ! Ma chérie, il n’en perdra pas la vue et aura de bons souvenirs à ...
... raconter à ses potes. — Tu es vraiment complètement folle ! Ça te fait rire de savoir qu’un type nous a aperçus à poils ? — Qu’est-ce que tu risques… et à tout prendre, mieux vaut en rire qu’en pleurer, ne crois-tu pas ? Allez… donne-moi du plaisir, s’il te plait. — Non ! Cette fois, j’ai ma dose d’idioties. Où sont passés nos vêtements ? — Les tiens dans ta voiture, les miens par-ci par-là. Tant pis si je ne retrouve pas tout ! Ça fera le bonheur de celui qui récupèrera ma culotte et mon soutif ! Partons puisque Madame est en proie aux doutes et aux peurs… — Tu n’es plus amusante là ! Railler c’est facile, mon amie… mais Michel est connu dans la région et… — Michel est connu ! Tu t’entends parler Claude ? La petite bourgeoise qui tient à tout prix à préserver la dignité et la réputation de son mari… tu es pathétique dans ton rôle de « jolie bobo » ! Elle riait de plus belle. Et je repassais déjà ma jupe, sans prendre le temps de remettre mes sous-vêtements. Elle revenait s’assoir à mes côtés en rigolant toujours. Sa main tâtait mon visage et cette délurée copine revenait à la charge pour me voler un baiser plutôt langoureux. En s’asseyant, elle avait trouvé les deux pièces manquantes à mon habillage hâtif. Après ce baiser moqueur, elle ouvrait la vitre et d’un geste ample… la parure qui quelques minutes avant cachait tout ce que je possédais de féminin avait disparu en pleine nature. — Voilà… pour tous les voyeurs du monde. Heureux celui qui humera tes ...