1. Maureen (3)


    Datte: 09/08/2023, Catégories: Divers, Auteur: Anthynéa, Source: Xstory

    ... était censé me permettre de l’amener à stopper sa tentative de caresses. Et pourtant, quelque part au fond de moi, je sentais mon corps qui se relâchait, réclamant de plus en plus ce qu’elle m’offrait. Je fis un dernier effort pour la dissuader de continuer.
    
    — Arrête Maureen ! Je ne suis pas d’humeur, surtout après ce qui vient de se passer dans ce bistrot.
    
    — Tu crois vraiment que je vais te croire, gober cela ? Ne me raconte pas n’importe quoi… je sais, et mes doigts ne peuvent se tromper à ce point. Tiens ! Dis-moi le contraire !
    
    La rousse venait de plonger sa main sous ma jupe et d’un coup en écartant de deux doigts le rempart de coton qui me couvrait le bas du ventre, elle glissait son index dans mon vagin. Celui-là en ressortait presque aussitôt, humidifié par ces sécrétions qu’elle savait trouver en cet endroit. Quand sa patte remonta vers mes lèvres, je sursautais.
    
    — Non ! Ne recule pas. Alors ? Si ça ne s’appelle pas avoir envie ce que mon doigt te rapporte… je ne suis plus Irlandaise.
    
    — Maureen ! Bon sang… comment te le dire, te le répéter ! Pourquoi es-tu toujours si axée sur le cul ? Si je ne te connaissais pas très bien, je pourrais croire que tu es nymphomane.
    
    — Voilà ! Les grands mots sont lâchés. Comme tu y vas. C’est ma manière à moi d’évacuer le stress… faire l’amour me calme les nerfs et me permet de reprendre mon souffle. C’est comme un remède à toutes mes angoisses.
    
    — Alors pourquoi n’as-tu pas suivi ce con dans les toilettes du bar ...
    ... ?
    
    — Parce que… je ne l’aimais pas.
    
    — Attends ! Tu es en train de m’expliquer quoi là ? Que dois-je déduire de tes paroles ? Que tu es amoureuse de moi ?
    
    — Un peu, je te l’avoue. Un peu de toi et sans doute aussi de ton Michel !
    
    —… ! Tu es sérieuse là ?
    
    Impossible de réfléchir plus longuement à ce qu’elle m’assénait. Son corps penché sur le mien, elle avait réussi à me coller sa bouche sur mes lèvres. Une fois de plus, instinctivement mes mâchoires s’entrouvraient sous le passage de sa langue. Évidemment que je répondais à ce baiser encombrant. Et Maureen lentement m’amenait là où elle le désirait. Sur un chemin paumé en pleine campagne, avec une minuscule haie pour nous séparer des rares voitures qui circulaient sur la voie principale, elle me tripotait.
    
    Comble de cette affaire, c’est que je m’ouvrais à ces sensations plus ou moins voulues. L’attrait de l’interdit, le gout du jeu et plus certainement le désir qu’elle suscitait dans mon corps emballaient les choses. Vaincue, et heureuse de l’être, je finissais par être troussée comme une cochonne sur mon siège par ce trublion étranger. Si la situation me mettait en transe, une sorte d’arrière-pensée envahissante imprégnait mon esprit. Sur quoi tout ceci allait bien pouvoir déboucher ? L’image de Michel traversait mon cerveau, vite repoussée par les câlins de plus en plus ciblés de ma dévergondée passagère.
    
    L’habitacle s’était vite retrouvé trop étroit pour laisser libre cours aux impétueuses attentes de la ...
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