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Les aventures extraordinaires de Firmin. (3)
Datte: 01/08/2023, Catégories: Erotique, Auteur: hélène75, Source: Xstory
Ce mercredi soir, il est 20h00 lorsque j’arrête mon taxi devant un immeuble art-déco du quai d’Orsay. Je connais bien les lieux, car j’y viens chaque semaine, le même jour à la même heure, mais à chaque fois, je reste admiratif devant la superbe entrée arrondie en fer forgé. La poignée de la porte représente une sirène nue et deux hauts-reliefs également féminins encadrent l’entrée. Lorsque je vois ma cliente descendre les quelques marches intérieures qui mènent vers l’extérieur, je me précipite hors de la voiture, empoigne à pleine main la sirène nue et j’ouvre la porte en m’inclinant respectueusement — Bonsoir Madame la Comtesse. La femme, belle soixantaine, élégante dans sa toilette datant d’une époque révolue, les mains parées de multiples bagues, me sourit et me répond d’une voix enjouée. — Bonsoir Firmin. Je vous ai déjà dit que vous pouviez m’appeler Tatiana. Tandis que je lui donne le bras pour l’accompagner jusqu’à ma Mercedes Classe E noire, je lui rétorque galamment : — Cela me fait plaisir de vous appeler par votre titre Madame la Comtesse, même si nous nous connaissons depuis déjà plusieurs années. Je suis très fier d’être votre chauffeur régulier et ce n’est pas tous les jours que j’ai l’occasion de transporter la descendante d’une noble famille russe. Tout en s’asseyant sur la banquette en cuir, elle a le temps de me dire avant que je referme la porte. — Vous êtes un charmeur Firmin, et je vous adore. Une fois revenu au volant, je ...
... prends la route que nous empruntons tous les mercredis soir pour nous rendre à son club de bridge dans le 8ème arrondissement. Le trajet est rapide, et dans le rétroviseur intérieur, je regarde Tatiana qui contemple ce paysage parisien qui lui est oh combien familier. Place Saint-Augustin, je m’arrête, et selon le même cérémoniel qu’au départ, je lui ouvre la porte, lui donne le bras et l’accompagne jusqu’à l’entrée du Cercle des Armées. Pour avoir autrefois fréquenté ces lieux quand j’étais militaire, je sais que c’est dans l’un des vastes salons du deuxième étage que se réunit chaque mercredi soir le club de bridge de Madame la comtesse. Une fois l’entrée franchie, elle me lâche le bras et me dit : — A toute à l’heure Firmin. Je vous appelle lorsque nous avons terminé notre soirée. Je lui réponds : — Oui Madame la Comtesse, je serai là ! Et pour la taquiner un peu, j’ajoute : — Et surtout, ne perdez pas trop d’argent ! En attendant, je sais que j’ai le temps de prendre deux ou trois clients s’ils restent dans Paris intra-muros. C’est effectivement ce qui se passe, et me voici parti avec un couple que je transporte jusque dans le 13ème arrondissement vers les Gobelins. Après un peu d’attente, c’est un vieux Monsieur qui me demande de le conduire dans le 16ème, et c’est enfin deux jeunes femmes que je conduis à République. Il est maintenant temps de revenir vers Saint Augustin, car la pendule a tourné et la partie de bridge doit bientôt toucher à sa fin. Une ...