1. Qui fait l'ange fait la chienne (11)


    Datte: 21/07/2023, Catégories: Trash, Auteur: blueyes, Source: Xstory

    ... corps, de tout mon être, j’exprimai le refus.
    
    Et heureusement, Mon Homme me protégea :
    
    — Ça sera pour une autre fois, l’ami : elle n’est pas encore prête à être totalement chienne.
    
    — Quel dommage... mais je n’insiste pas : hors de question de forcer une telle merveille. Mais j’avoue que je vous envie : vous allez vous régaler !
    
    Et, s’adressant à moi :
    
    — Toi aussi tu vas te régaler. Laisse-toi aller. Tu verras, c’est génial quand c’est bien fait.
    
    Thibaud confirma :
    
    — Elle n’a qu’à demander, elle sera exaucée. N’est-ce pas, Corinne ?
    
    Tête baissée, j’acquiesçai.
    
    Je trahissais mon éducation, je reniais mes principes.
    
    — Tu vas demander à être enculée ?
    
    J’acquiesçai, en silence, une deuxième fois.
    
    La honte, l’impudeur, mais aussi la peur me confondaient d’excitation. Mon corps frissonnait, submergé par des envies qui le dépassaient, des désirs si puissants et si confus, des désirs entremêlés d’appréhension et de scandale.
    
    — Dis-le ! Montre-nous que tu as compris.
    
    Je lève la tête, fixe Thibaud et le vendeur. Ils se tenaient côte à côte et associaient leur puissance de mâle pour mieux me dominer. Mais désormais, ma soumission était aussi un défi. Je réponds à Thibaud, mais ma voix résonne, haut et fort, dans tout le sex-shop à l’adresse de tous les mâles qui reluquent mon cul.
    
    — Je veux être sodomisée par toi.
    
    Au diable la bienséance ! L’aveu public m’effrayait et m’exaltait. La part animale parlait en moi. Jusqu’où exigerait-elle ? ...
    ... Avais-je été beaucoup trop téméraire ? Avais-je été trop loin, envoyant un signal fatal, un appel au viol ? Les prédateurs se rapprochèrent encore. Si près que je sentais les odeurs, les sueurs aigres d’obsédés sexuels. Nous étions cernés... Mais d’un geste, comme on chasse des mouches inopportunes, Thibaud repoussa la horde. Je lus également dans le regard du vendeur que je n’avais rien à craindre.
    
    Les voyeurs se tenaient maintenant à distance respectable. Vraiment pas rassurée, je me collai à Mon Homme. Il était grandement temps de partir.
    
    Le type du sex-shop, à défaut de me couvrir de fleurs, voulut m’offrir le plug :
    
    — Pour qu’elle pense un peu à moi quand elle se fera prendre...
    
    Mais Thibaud insista pour que je paie :
    
    — Croyez-moi, elle aura l’occasion de le rentabiliser.
    
    — Revenez quand vous voulez !
    
    Je tenais dans une main le sac contenant la poire à lavement, le gel lubrifiant et le plug ; de l’autre, je m’accrochais à Mon Homme. Nous nous frayons un chemin vers la sortie.
    
    Deux types étaient sur notre passage. Le plus jeune avait dans les 40 ans. La misère sexuelle incarnée. Il était fasciné par ma poitrine. Son regard était fixe, si perçant que j’eus l’impression que mes seins gigotaient devant ses yeux. Mes tétines auraient-elles un pouvoir hypnotique ? L’autre était presque un vieillard. Grand et maigre. Ce débris avait peut-être eu son heure de gloire... dans les années 1940 !
    
    Il tenta pourtant sa chance auprès de Thibaud. Et tout en ...
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