1. Qui fait l'ange fait la chienne (11)


    Datte: 21/07/2023, Catégories: Trash, Auteur: blueyes, Source: Xstory

    Sex-shop... A cent mètres, un néon bleu clignote... Sex-shop... Éclairage racoleur complètement invisible à mes yeux... Sex-shop... Je ne peux pas me douter... J’ignore tout de ma destination... et de ma destinée...
    
    * * *
    
    Nous marchions depuis dix bonnes minutes. Tous les hommes sans exception se retournaient sur mon passage. Thibaud s’en amusait.
    
    — Pas un seul de ces mecs ne doute que tu es hyper-bonne à baiser ! Et si je leur disais que tu fais des histoires pour te faire enculer, ils seraient tous persuadés que je plaisante !
    
    J’étais bien placée pour savoir que Mon Homme ne plaisantait pas ; ma situation paraissait invraisemblable, elle n’en obéissait pas moins à une logique implacable.
    
    * * *
    
    Arrêt sur image : mardi 19 avril 2019, 16h. Corinne, une toute jeune femme de 18 ans, plantée sur ses hauts talons, trottinait docilement derrière un type dont elle était follement amoureuse. L’étudiante cultivée, plutôt indépendante et féministe, prude de nature, réservée et très conventionnelle était, en l’occurrence, fringuée comme la plus vulgaire des putains.
    
    A l’encontre de tous mes principes, je ne portais pas de soutien-gorge, si bien que mon chemisier trop échancré d’une blancheur transparente laissait copieusement deviner mes gros nénés, indécente chair laiteuse pendouillant sans retenue. Ma minijupe en cuir était incroyablement courte, si facile à trousser. Et si elle se soulevait : le cataclysme, car dessous, j’étais aussi cul nu ! La chatte à ...
    ... l’air, les nichons à l’air, moi si pudique... Comment avais-je pu accepter de m’exhiber ainsi ?
    
    La raison de cette métamorphose était on ne peut plus simple : une passion aveuglante pour un phallocrate-manipulateur. Et la transformation n’était pas achevée, car Thibaud n’appréciait les femmes qu’en tant que « chiennes intégrales ». Pour correspondre à l’idéal féminin de cet homme, il me fallait donc encore grandement me perfectionner. Mais on ne renie pas aussi facilement son éducation et ses principes.
    
    Ainsi, ma présente disgrâce était la conséquence d’une forte appréhension vis-à-vis de la sodomie.
    
    Pourtant, j’avais fait des efforts.
    
    Thibaud avait été suffisamment convaincant pour que j’accepte la pénétration anale. Une demi-heure plus tôt, j’étais à quatre pattes sur le lit, prête à essayer, prête à lui donner mon cul par amour et aussi – je l’avoue – terriblement excitée par la perspective d’une intrusion aussi intime. Cependant, si j’avais consenti, je ne me départais pas pour autant de mes a priori. Je continuais à juger l’acte humiliant et sale. Sans parler de l’appréhension que l’acte soit trop douloureux. Or Thibaud refusait de faire les choses à moitié. Il voulait mon entière adhésion. A ses yeux, de toute évidence, je n’étais pas encore prête.
    
    Donc à cause de ma retenue, j’étais encore analement vierge. Pour combien de temps ? Pas pour longtemps, à en croire ma tenue et notre destination...
    
    * * *
    
    Nous traversons la rue... Nous fonçons vers... un ...
«1234...8»