1. Chômage


    Datte: 21/07/2023, Catégories: fh, hplusag, couple, voisins, amour, pénétratio, exercice, rencontre, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe

    — Tiens, bonjour Monsieur Lecœur, vous allez nous quitter ? J’ai vu un camion de déménagement…
    — Non, non, Madame. Ce ne sont que ma femme et ma fille qui partent voir si c’est mieux ailleurs…
    — Oh pardon, je suis désolée. Je ne voulais pas…
    — Rien d’offensant, chère Madame. C’est ce que l’on appelle pudiquement aujourd’hui un « accident de la vie. En l’occurrence on pourrait dire un « sur-accident ». Vous savez : vous freinez trop tard sur l’autoroute et vous percutez le camion devant, et quelques secondes plus tard un autre vient vous percuter par l’arrière. Pour moi c’est… un comptable véreux, l’entreprise en liquidation, le chômage à cinquante-deux ans, puis impossibilité d’assurer le train de vie de Madame et les études de ma fille. Elles ont donc trouvé refuge ailleurs, loin du « looser » que je suis.
    — Ne dites pas cela, vous avez tout du battant. Et donc vous restez dans votre grande maison ?
    — C’est tout ce qu’il me reste, la maison construite par mes parents. J’ai déjà gâché leur entreprise, je veux au moins conserver cela.
    — C’est bien pour vous et pour le voisinage aussi. N’hésitez pas si vous avez besoin de quelque chose…
    — Je vous remercie, bonne journée Madame Labielle.
    
    Lecœur la regarda s’éloigner et traverser la rue avant de s’engouffrer dans sa Mini. Sacré belle femme ! Un petit cul pommé à souhait avec des fesses bien séparées que ne parvenaient guère à dissimuler ni la jupe courte, ni une petite veste cintrée qui mettait en valeur ses hanches ...
    ... et sa chute de reins, et qui ne devait pas pouvoir se fermer devant tant elle laissait passer une poitrine haute et généreuse, sans être toutefois opulente. Elle trottinait sur des escarpins à très hauts talons qui dessinaient merveilleusement les muscles de ses mollets et de ses cuisses. Vraiment superbe, pensait-il, si j’avais dix ans de moins…
    
    — Alors patron, dit l’épicier marocain à l’air doux et gentil en le tirant de sa rêverie ? Ti parles d’ine belle carrosserie ! On lui ferait bien la vidange et le graissage, non ? Ji dis ça parce que son mari li vend di bagnoles.
    — Bah laisse tomber, Mouloud. Ce n’est pas un modèle pour nous. Combien je te dois ?
    — Ça fera trois euros soixante, patron… Merci. Tiens, viens voir par-là, ji bisoin di ton avis…
    
    Il l’emmena dans son arrière-boutique : un petit endroit bien aménagé à côté de la réserve, avec des toilettes, deux petites pièces équipées l’une en cuisine et l’autre en bric-à-brac électronique, la passion de l’épicier. Ça sentait bon le couscous « maison ».
    
    — Toi qui connais tout, il faudrait que ti me dises si ti penses que ji peux vendre du couscous à mes clients, et à combien la part. Mais pour ça, il faut que ti li goûtes. Ji t’en prépare une boîte…
    
    Le brave homme était bien au courant des difficultés de son client. Il le voyait acheter le minimum vital, et encore, parfois moins. Une boîte de sardines et un paquet de nouilles, comme ce jour-là, c’était celui où l’indemnité était versée. Le reste du temps, ...
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