1. Bouleversante rencontre


    Datte: 16/06/2023, Catégories: fh, hplusag, couleurs, inconnu, campagne, amour, cérébral, revede, caresses, pénétratio, mélo, aventure, Auteur: Onyx31, Source: Revebebe

    ... faire le plein de douceurs et de tendresse pour les cinquante prochaines années. Est-elle tellement en manque ? Comment la traite son mari ? La considère-t-il uniquement comme un sac à foutre où se vider les couilles ? Elle est si jeune pour avoir de grands enfants, à quel âge s’est-elle mariée ? A-t-elle été unie de force ? Quelle est sa vie ? Je voudrais tout savoir d’elle.
    
    Je me sens si bien à cet instant que je lutte contre l’assoupissement, voulant faire durer le plus longtemps possible ce pur moment de volupté et de bonheur. Je le voudrais infini, mais je le sais éphémère, malheureusement. Que se passera-t-il demain ? Le rêve deviendra-t-il cauchemar ? Et si je restais quelques jours ? Je n’ai jamais été amoureux, cela ne signifie rien pour moi. Mais si c’est le cas, que devrais-je ressentir ? Mes différentes copines passées n’étaient là que pour satisfaire mes besoins sexuels. Et à l’autre bout du monde, elle est là, elle, avec qui il m’est impossible d’échanger le moindre mot, l’exact opposé de tous les fantasmes masculins occidentaux. Sans talons aiguilles, bas et porte-jarretelles ni dessous sexy, nature, elle a réussi à complètement me bouleverser. Je suis perdu dans mes sensations et sentiments. C’était bien au-delà de la jouissance, bien au-delà du sexe, comme si j’étais transporté ailleurs, je ne sais où. Comme si plus rien n’existait, plus rien n’avait d’intérêt, plus rien n’avait de saveur à part elle. En quelques heures elle est devenue aussi ...
    ... indispensable à ma vie que l’oxygène et l’eau. Elle pourrait me demander n’importe quoi que je lui dirais oui. Et si nous partions ensemble ? Si je la kidnappais ? Il y a bien les enfants, à cinq sur la moto, impossible, et si…
    
    Je me réveille en sursaut. L’obscurité est totale et je ne la vois pas, mais je sens la douceur de son corps contre le mien. Elle me serre de toutes ses forces, sa tête reposant sur ma poitrine. Et je les sens, chaudes et humides, ses larmes, se frayant un passage entre les poils de mon torse. Elles me dévastent tel un torrent de mots déversant toute son amertume, ses désillusions, ses peines et ses espoirs brisés. J’y entends les cris d’une femme prisonnière d’une vie qu’elle n’a pas choisie, une vie étouffée malgré cette énergie et cette volonté qui bouillonnent en elle. J’ai envie de hurler mon désespoir, mais je n’y arrive pas. Elle glisse sur moi, nos corps s’épousant une dernière fois, elle m’amène rapidement à la jouissance, m’enlaçant d’une force incroyable pour m’absorber au plus profond d’elle-même, à croire que la semence dont je l’inondais était le cadeau suprême.
    
    Un ultime baiser et elle se lève. Elle rallume la lampe à pétrole et je l’observe, telle une divinité. Elle enfile sa chemise de nuit refermant ainsi la parenthèse la plus bouleversante de ma vie. Je me dois d’être à la hauteur, aussi fort qu’elle. Il me faut un effort surhumain pour me lever et me rhabiller.
    
    Le jour se lève enfin et avec lui apparaissent les enfants. Nous nous ...