1. L'amnésique (adoucit les mœurs) (16)


    Datte: 09/06/2023, Catégories: Erotique, Auteur: Louist, Source: Xstory

    ... pas, chez les Siciliens...
    
    Je tombe des nues.
    
    — Kovalski père était donc Sicilien ? Avec un blaze pareil ?
    
    — Absolument. Et c’est pour ne pas se retrouver avec deux balles dans la tête que notre cher Frédéric a pris la poudre d’escampette et décidé de disparaître.
    
    En fait, ces deux balles n’auraient été que le bouquet final après quelques réjouissances assez sympathiques. Entre autres, il était fortement question de s’attaquer à une certaine partie de mon anatomie qu’il avait l’intention de transformer en boucles d’oreilles pour les offrir à Isabelle.
    
    Il est temps pour moi de rétablir la vérité :
    
    — Je suis désolé, Vanessa. Tout ce qu’elles vous disent est rigoureusement exact. Mais vous-même, vous aviez remarqué que je n’étais pas Claude Dubreuil...
    
    D’habitude, c’est lors d’une panne que l’on prétend avoir été trahi par sa bite. Moi, c’est sous une autre acceptation, mais le résultat est le même.
    
    — Je le sais, mais cela ne change rien. Que ce soit au lit ou ailleurs, je n’ai jamais passé d’aussi bons moments avec l’ex-vrai Claude Dubreuil. Alors, ma proposition tient toujours.
    
    Je souris.
    
    — À défaut de mariage, je veux bien essayer de vivre quelque temps avec vous, Vanessa.
    
    Elle se marre.
    
    — Alors, qu’il en soit ainsi...
    
    — Tiens, là encore, cela me rappelle quelque chose.
    
    Quelques mois se sont écoulés depuis la fameuse signature et, après avoir officiellement divorcé de Marie-Charlotte, je suis parti m’installer avec Vanessa dans le ...
    ... pavillon de chasse qui avait abrité nos premières amours.
    
    Au final, elle n’a pas tellement eu à insister pour que je lui passe la bague au doigt. Du coup, les quelques dizaines d’invités qui ont eu la bonne idée de se rendre aux Maldives ont droit à deux mariages pour le prix d’un ; le mien avec Vanessa, et celui d’Edgar avec Marie-Charlotte.
    
    Cette dernière est radieuse. Je profite que Vanessa est en grande discussion avec Patricia et sa nouvelle copine et que nous sommes donc seuls pendant quelques instants pour l’apostropher :
    
    — Mais comment avez-vous appris ma vraie identité ? Vous aviez fait des recherches ?
    
    — Oui, mais elles n’avaient rien donné. Mais il a fallu qu’un type, aux États-Unis, reconnaisse votre portrait dans un journal français. Un certain Kovalski.
    
    — Mon ex-patron ?
    
    — Tout juste. Il vous a reconnu et, histoire de se faire un peu de fric, s’est pointé au siège de Dubreuil Technologies de New York pour nous faire chanter.
    
    — Cela ne m’étonne pas de lui, c’est une ordure. Par contre, je l’aurais pensé plus malin.
    
    — L’alcool n’éclaircit pas l’esprit, vous savez... Cependant, il n’aurait pas dû oublier qu’il était en liberté conditionnelle et qu’il n’avait pas le droit de se trouver dans cet état. Les flics ont voulu le cueillir, il s’est rebellé, il a sorti une arme...
    
    — Et ils l’ont flingué ?
    
    — Tout juste. Par contre, toutes ses révélations ont été consignées et m’ont été transmises. Ensuite, il a été facile de retrouver votre ...