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L'amnésique (adoucit les mœurs) (16)
Datte: 09/06/2023, Catégories: Erotique, Auteur: Louist, Source: Xstory
Trois jours plus tard, le contrat est signé. J’ai dû m’exprimer sur les modifications que j’avais souhaité y apporter, mais elles ont été acceptées quasiment telles qu’elles. Mission accomplie. Naturellement, nous allons fêter cela dignement, mais, pour le moment, nous sommes de retour au château. Exactement comme je m’y attendais, notre voiture n’est pas encore arrêtée que Vanessa est déjà là, une enveloppe à la main. — Monsieur ! Monsieur ! Ce pli vient d’arriver par porteur spécial ! Faussement surpris, je saisis la lettre qu’elle me tend. — Cela vous est adressé, Vanessa... — Justement, je n’y comprends rien ! Qu’est-ce que cela veut dire ? Derrière moi et malgré leur sourire, les deux femmes s’efforcent de rester impassibles. — Cela veut dire, Vanessa, que vous êtes désormais propriétaire de dix pour cent de tout cela, réponds-je en montrant d’un geste le château et le parc. Marie-Charlotte intervient alors : — Euh, en vérité, pas exactement. Le château, voyez-vous, je le garde pour moi. Mais dix pour cent des parts de Dubreuil Technologies vous appartiennent, désormais. C’était une exigence de Monsieur. Vanessa ne perd pas le nord. — Et vous, Monsieur ? J’ai vu la répartition des parts, et votre nom n’y figure pas... — C’est ma volonté. Marie-Charlotte et moi allons divorcer, et je partirai avec quelques milliers d’actions de l’entreprise qui me permettront de vivre confortablement jusqu’à la fin de mes jours. Je n’ai jamais eu la ...
... folie des grandeurs. — Divorcer ? Vous avez dit divorcer ? — Euh... oui, pourquoi ? — Parce que cela veut dire que vous allez pouvoir m’épouser... J’en reste comme deux ronds de flan. Sur le chemin du retour, Marie-Charlotte, Patricia et moi avions extrapolé sur les réactions de Vanessa, mais cette éventualité n’avait pas été évoquée. — C’est-à-dire que... Cet instant, je l’appréhendais depuis le jour où Marie-Charlotte est apparue à l’hôpital psychiatrique. Une respiration, et je me lance : — En vérité, je ne suis pas Claude Dubreuil. Et je ne suis pas amnésique non plus... Tandis que Vanessa ouvre des yeux ronds. Marie-Charlotte prend la parole : — Ce Monsieur s’appelle en réalité Frédéric Jewel... Il était chargé de recherches chez Bridge, une boîte spécialisée dans la cryogénie et qui a fermé lorsque son patron a été inculpé de tentative de meurtre. Cette fois, c’est moi qui suis totalement scié. Ma mâchoire manque de se décrocher. — Et... et... et vous étiez au courant depuis quand ? — Le coup de fil à la sortie de la salle de torture, vous vous souvenez ? Il n’y a pas trente-six façons de se retrouver avec des empreintes effacées, vous savez... — Mais que lui est-il arrivé ? intervient Vanessa. Comme je n’en suis plus à une surprise près, c’est Patricia qui répond : — Notre ami a eu la malencontreuse idée de baiser la fille de son patron, une certaine Isabelle Kovalski, mais elle était déjà promise à un autre. Et cela ne se fait ...