Nu et enchaîné (1)
Datte: 19/05/2023,
Catégories:
BDSM / Fétichisme
Auteur: chuuuut, Source: Xstory
Être allongé nu sur un chevalet de torture, livré à la main du bourreau, entouré de mes juges... Voilà un fantasme médiéval qui me poursuit depuis la prime adolescence. Je préfère vous dire tout de suite que ce n’est pas tant la souffrance qui m’excite que l’exhibition, l’humiliation et, bien sûr, l’ambiance dans laquelle a lieu le supplice. Le donjon humide, le bourreau qui me déshabille, le tribunal témoin de ma nudité, les chaînes qui m’entravent les poignets et les chevilles, le brasero qui crépite à proximité, le fouet qui me lèche le dos et les fesses...
Passé 25 ans (j’en ai aujourd’hui 28), il ne me fut plus possible de résister. Ce fantasme devait prendre corps. D’obstinées recherches sur internet – et des heures laborieuses à échanger sur des forums prometteurs – me firent toucher le sésame. Je parvins à rencontrer quelques inconnus prêts à collaborer pour faire de ce désir une réalité. Nous louâmes un « donjon » abritant le matériel nécessaire, et rendez-vous fut donné un jeudi.
C’est le récit de cette séance particulière dont je vais m’acquitter présent. Si cela est pour vous évocateur, n’hésitez pas à laisser vos commentaires ou à m’envoyer un message privé.
Le grand jour était enfin, arrivé...
Je me souviens que je n’avais guère dormi la nuit précédente. Beaucoup d’excitation et un peu d’appréhension aussi. Certes, par échange de mails, quelques règles avaient été fixées. Mais je tenais à ce qu’une grande liberté – y compris d’improvisation – soit ...
... laissée à mes bourreaux. Allais-je le regretter ? Qu’allaient-ils faire de moi exactement ? Après tout, nous ne nous étions jamais vus...
Il devait être 16h quand j’arrivai devant l’établissement dont nous avions réservé la cave, ou plutôt le donjon. Faite de pierres et de poutres apparentes, la salle de torture abritait une série d’instruments appropriés : table en bois, chaînes suspendues au mur et au plafond, carcan, croix de Saint-André... Le matériel, lui aussi, ne manquait pas : menottes, fouets, cagoules, etc. Je laissai ma voiture sur le parking et m’arrêtai un instant devant la porte de l’établissement. Mes bourreaux étaient-ils déjà là, prêts à me recevoir dans le donjon comme cela avait été convenu au préalable ? Je savais bien qu’une fois la porte franchie, plus aucun retour en arrière ne serait possible. J’allais devoir comparaître nu devant eux, et ils feraient de moi ce qu’ils avaient prévu.
Allais-je supporter le fouet ? Les fers ? Le cœur bondissant dans la poitrine, le pénis déjà durci, je me présentai à la réception. "On vous attend", me répondit l’hôtesse, "permettez-moi de vous accompagner". Je la suivis, frémissant, tout de même un peu gêné par le fait qu’elle "savait", et ensemble nous descendîmes les marches menant au donjon où, effectivement, j’étais attendu.
Avec un sourire entendu, elle m’indiqua l’entrée du "donjon." Je la remerciai timidement et frappai à la porte. On m’ouvrit. Je reconnus la pièce que j’avais vue déjà deux fois avant de la ...