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Surprise… (1)
Datte: 19/04/2023, Catégories: Erotique, Auteur: Ober0n, Source: Xstory
... son visage, les expressions se succèdent et se disputent mon attention. Est-ce du lard ou du cochon ? Quel plan farfelu est encore allé se fourrer dans cette caboche ? Finir un dernier rapport et supporter ces avanies avant de partir ou remettre à demain la conclusion de ce document déjà bien avancé ? Finalement, d’un haussement d’épaules, elle concède cette manche. J’imagine, les yeux levés au ciel qui accompagnent aussi ce soupir un poil agacé... Petite victoire, mais manœuvre décisive. Intérieurement, je jubile, le cerveau en ébullition. J’ai l’impression d’être un pilote de rallye au volant d’un bolide lancé à fond. Ça passe ou ça casse... Extérieurement, je garde un masque patient et avenant, un léger sourire plaqué sur le visage. Et mes mains commencent leur œuvre, l’air de rien. ****************** J’aime beaucoup son cou. Elle l’a long et fin. Et le carré brun qu’elle porte habituellement s’arrête juste à la bonne hauteur. On peut masser la nuque sans gêne. Plaquer de petits bisous le long des vertèbres, en enfouissant le visage dans l’odorante chevelure. Un carré c’est normalement un peu sage. Mais décidément, j’aime beaucoup. Un poil juvénile. La mèche rebelle qui barre de temps en temps le visage. Les boucles un peu folles qui cassent le bel ordonnancement et qu’elle essaie de rabattre sagement – et vainement – derrière une oreille à croquer. Les pendants qui, parallèles à la ligne de son cou, tintent gentiment, j’aime aussi. Un petit côté Bohême qui ...
... lui va bien. Je me concentre sur les sensations. Je masse patiemment. Surtout ne pas laisser mon imagination vagabonder. Mon Dieu, elle porte un chemisier ! J’envisage tout de suite des possibilités en lorgnant fort peu discrètement dans son décolleté. De manière inattendue, à cet instant me reviennent mes années collège. Une prof, jeune diplômée. Elle avait aussi les cheveux mi-longs et portait souvent un chemisier blanc qui dévoilait, sur sa gorge, le haut d’un petit pectoral d’argent. Mademoiselle... ah, zut, impossible de me souvenir. Quand j’y repense, c’est sans aucun doute grâce à elle que j’ai gardé un certain émoi pour les stricts chemisiers blancs, les pendentifs qui se perdent dans de douces vallées carnées et... l’Histoire de France. Aïe, ça dérape. Me concentrer sur l’instant présent. Voilà, les tensions des épaules commencent à s’évanouir. Imperceptiblement, les omoplates commencent à s’appuyer contre moi. La chaise a bien dû reculer d’une grosse poignée de centimètres et il me semble entendre des soupirs d’aise. La rédaction commence à ralentir et j’ai l’impression que Word devient de plus en plus revêche. Sinon, comment expliquer cette phrase qui n’en finit pas d’être réécrite ? Profitant de mon ascendant, je laisse doucement descendre mes mains le long du cou, mes doigts effleurant la gorge. Impatient, je défais un bouton supplémentaire. Trop vite. Une main quitte le clavier et vient se poser sur l’une des miennes. Gentiment, je la repose sur ...