-
Spectrophilie
Datte: 11/04/2023, Catégories: fh, couple, bizarre, cérébral, revede, pénétratio, fantastiqu, fantastiq, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe
... s’accentuait, je sentis qu’elle éprouvait au moins des sensations. Poursuivant mes caresses avec plus d’insistance, malgré l’inconfort du poids des couvertures sur moi, je parvins à provoquer quelques soubresauts accompagnés de plaintes. Ce qu’elle ressentait devait être associé à un rêve. Puis deux secousses se firent plus fortes, comme si l’orgasme approchait. C’est alors qu’elle se retourna violemment sur le ventre, mettant sa main où était la mienne. L’instant d’après, elle se dressa d’un bond et alluma. L’occasion pour moi de m’extraire de la prison des draps et d’admirer le sublime rebond de sa poitrine. Vite, il fallait retourner à l’ordinateur. Je tapai vite « spectrophilie » sur le moteur de recherche, ayant appris précédemment que certaines femmes prétendaient avoir des relations sexuelles avec des fantômes. Mais comme précédemment, elle passa juste la tête pour vérifier que l’ordinateur travaillait et passa aux toilettes avant de se recoucher. Je la perturbe, je le vois bien, j’arrête pour l’instant. Je l’ai laissée tranquille jusqu’à son réveil, passionné par les histoires que je lisais. Non qu’elles soient particulièrement croustillantes, mais surtout par l’attachement présenté par ces femmes aux relations qui les lient avec des fantômes. Réfutées par la pensée scientifique moderne, de nombreuses entités invisibles sont évoquées dans les cultures traditionnelles, et notamment maghrébines jusque dans le Coran, où il est à plusieurs reprises parlé de « djinns ...
... ». Fascinant ! J’en étais là quand Caroline se leva vers sept heures. Je repassai en mode échange : —Matinale pour un week-end. — Pfff ! Quelle horrible nuit ! C’est de votre faute, j’ai fait des cauchemars… —Quel genre ? — Oh, rien d’intéressant… Un cauchemar… —Racontez, si je suis concerné. — Si vous permettez, je vais d’abord prendre un café, ça m’éclaircira les idées. Elle va jusqu’à la cuisine et prépare café et pain grillé, puis revient s’installer près de moi. —Hum ! Que ça sent bon ! — Navrée de vous donner des envies. —Non, c’est bien, j’en profite un peu. — Vous n’avez jamais faim ? —Ni faim, ni soif, ni chaud, ni froid. — Cool ! Détaché de tout, plus de besoins. —Presque. Mais plein d’envies encore. — L’empreinte de votre vie passée ? —Peut-être. Mais racontez votre rêve. — Ah oui. Ben… (elle semblait gênée) Disons que j’étais à la place de votre… maîtresse et qu’un homme entrait dans ma chambre et nous tirait dessus, et vous tuait. Voilà… —Nous étions en train de faire l’amour ? — … oui, murmure-t-elle… —Et c’était bien ? — … oui… —C’est avec vous que j’aurais dû faire l’amour, pas de mari maffieux, je serais toujours en vie. — Eh oui, mais moi je suis transparente, inodore, incolore, personne ne me remarque… —Pourtant, vous êtes si belle et si désirable. — Bon, arrêtons les bêtises. Que faisons-nous ? On va chez vous ? —Oui. — D’accord. Alors on va y aller à neuf heures, comme si je travaillais le samedi. Ça vous va ? —Oui. — ...