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Je m'appelle Amélie (6)
Datte: 10/04/2023, Catégories: Divers, Auteur: naipas, Source: Xstory
... était presque l’heure du repas. Je me levai et entraînai ma compagne hors du compartiment que je fermai prudemment à clé. Le wagon-restaurant était aussi un endroit cossu. Chaque table avait sa petite lampe, ce qui rendait l’endroit très intime. A ma demande, on nous servit un léger cherry coupé de champagne, ce qui eut le don de donner quelque rougeur au visage de la jeune donzelle. — C’est la première fois que je bois de l’alcool, dit-elle, au bord du fou rire. Cela me fait un drôle d’effet, j’ai comme la tête qui tourne. — Ne vous inquiétez pas. C’est normal. Moi aussi cela m’arrive parfois. C’est bon de se laisser aller. N’y voyez surtout pas de malice. L’alcool peut être bénéfique quand on n’en abuse pas. Le repas fut gai. Camille était tout à fait détendue et ne se formalisa point lorsque, prétextant la chaleur, je dénouai le cordon qui tenait le col de mon corsage d’organdi, découvrant un peu le sillon entre mes seins. Elle crut bon de faire de même et je m’aperçus qu’elle n’avait pas à rougir des bienfaits de la nature. Nous retournâmes dans notre compartiment et je fermai à double tour. Le vin rosé qui accompagnait les mets était suffisamment capiteux pour nous émoustiller toutes deux. J’entrepris de me déshabiller, invitant Camille à m’imiter. — Point de pudibonderie entre nous, commentai-je. A quoi bon se cacher, nous sommons seules, personne ne viendra nous déranger et nous empêcher de dormir. Et puis, la nature est si jolie, n’est-ce pas ? Ma jupe ...
... et mon jupon de soie suivirent mon corsage de près et je me retrouvai en petite chemise de linon qui ne devait rien cacher de mes charmes. Elle tombait juste au ras de mes fesses, découvrant le haut de mes seins et ma toison châtain entre mes cuisses. Camille me regarda, surprise de me voir aussi libre. — Veux-tu que je t’aide ? lui proposai-je. Je vois que tu es un peu embarrassée avec tous tes cordons. — Je veux bien, balbutia-t-elle. Mais vous ne portez pas de culotte ? Vous n’avez pas froid ? — Pourquoi aurais-je froid ? Cet endroit est pourtant toujours bien chaud, dis-je avec un sourire provocant. Non, je ne porte de culotte que lorsqu’il fait vraiment très froid et que je vais aux courses à Longchamps. Je l’aidai à enlever sa robe de satin et trois jupons. Elle portait une longue culotte de coton écru, fendue comme celle de ma grand-mère et une longue chemise du même acabit. — Comment peux-tu supporter tout cela ? Un corps, c’est fait pour être libre et non enfermé sous un tas de vêtements qui l’empêchent de respirer. As-tu prévu une chemise pour la nuit ? — Non, d’habitude, je dors avec ce genre de vêtements, ma mère ne m’en donne pas d’autres. — Ce n’est rien, je vais t’en prêter une. Ce disant, je lui donne une chemise semblable à la mienne, comme préparée pour une nuit d’amour, si courte qu’elle ne cachait rien et si fine que les bouts-de-sein pointaient fièrement à travers le linon transparent. — Mais, je ne vais pas mettre cela ! — ...