1. Je m'appelle Amélie (6)


    Datte: 10/04/2023, Catégories: Divers, Auteur: naipas, Source: Xstory

    Ma vie n’est pas faite que de sexe. J’aime les promenades dans la nature, les bons petits plats et les voyages qui me donnent l’occasion de faire des rencontres dont certaines sont de merveilleux souvenirs.
    
    Je me mis en tête un jour de partir en train vers le midi. J’avais réservé un compartiment-couchette pour moi seule, comptant que peut-être une heureuse surprise me serait accordée pendant le voyage. Sur le quai de la gare de Lyon, au moment d’embarquer dans le train de nuit qui m’emmenait sur la Côte d’Azur, je fus accostée par une dame charmante accompagnée de sa jeune fille.
    
    — Madame, me dit-elle en souriant, n’iriez-vous pas vers Nice ?
    
    — Oui. Pourquoi ?
    
    — Pourrais-je vous confier ma fille, si toutefois sa présence ne vous gênerait pas ? Elle vient d’avoir dix-huit ans et elle craint de voyager seule parce qu’elle est encore vierge. Pas comme moi à son âge. Elle est née alors que je n’avais que dix-sept ans. Elle s’appelle Camille.
    
    Je dévisageai la jouvencelle qui me parut bien faite et bien avenante d’esprit.
    
    — Elle doit retrouver à Cannes son grand frère et son cousin qui reviennent de vacances en Grèce. J’aurais aimé faire moi-même le voyage, mais mes obligations me retiennent à Paris. Acceptez-vous ?
    
    Je regardai une autre fois la demoiselle et vis sur son visage une petite moue de supplication. Elle me sourit et je fus tout de suite conquise. Une idée folle me traversa le cerveau. J’allais me trouver seule avec une jeune fille encore pucelle. ...
    ... C’est peut-être l’occasion de savoir où en est son éducation. Je suis une petite salope, quand je m’y mets. Toutes les occasions sont bonnes pour me faire jouir et celle-ci me parut un cadeau du ciel. Un tendron ! Quel présent savoureux !
    
    — Oh ! Madame, dites oui, s’il vous plaît. Je ne veux pas voyager toute seule, j’ai peur des mauvaises rencontres.
    
    — Comme je vous comprends, répondis-je. Allez, je vous embarque.
    
    — Oh ! Merci ! Merci ! dit-elle en me sautant au cou.
    
    — Montez, dis-je.
    
    Je lui confiai le numéro du compartiment. La mère l’aida à s’installer. Quel merveilleux décor ! Des banquettes en velours rouge, une tablette contre la fenêtre avec posée dessus une petite lampe à l’abat-jour de soie rose. Les parois de bois précieux achevaient de donner à ce compartiment des allures de train de luxe. Un charmant contrôleur nous expliqua le fonctionnement du mécanisme qui faisait de la banquette un lit confortable pour deux personnes. Quand nous fûmes débarrassées de nos manteaux, la mère prit congé et nous restâmes seules dans ce décor de rêve pour jeunes mariés.
    
    Une fois partis, nous devisions quand le contrôleur entra.
    
    — Vous ne manquez de rien, s’enquit-il ? En cas de besoin, n’hésitez pas à sonner. Le dîner est vers 20 heures. Mais vous pouvez demander qu’il vous soit apporté ici. Il suffit d’appeler.
    
    Je le remerciai d’un sourire et consultai ma montre que j’ai toujours pendue à mon cou. C’est un cadeau de ma mère qui la tenait de son aïeule. Il ...
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