1. Sous le soleil exactement (2)


    Datte: 04/04/2023, Catégories: Erotique, Auteur: Aiguebrun, Source: Xstory

    ... là, mais elle dort. Je viens m’allonger contre elle, lui dépose un baiser sur l’épaule et m’endors.
    
    Sylvia semble prendre une certaine emprise sur moi ; insensiblement je me sens de plus en plus attiré par cette beauté exotique au tempérament volcanique, mais je suis bien incapable de renoncer à Sarah au sourire ravageur et au corps envoûtant.
    
    Je décide toutefois de prendre un peu de recul avec Sylvia tout en ménageant sa susceptibilité et consacre mes soirées à Sarah dans ma chambre ou au staff club où nous passons d’agréables moments avec d’autres amis à boire des Gin tonic ou du Jameson on the rocks (whiskey irlandais) tandis que le juke-box nous diffuse du Elvis Priesley, Harry Bellafonte ou Pat Boone . Il semble acquis pour nos amis que Sarah et moi sommes « fiancés » (mot français employé par les anglophones et prononcé avec un Chamallow dans la bouche) et c’est bien ainsi.
    
    Un soir, après le travail, je rentre chez moi à pieds ; au détour d’un bosquet Sylvia se dresse devant moi. Passé un moment de peur et de surprise je m’approche d’elle, mais elle recule ; son visage faiblement éclairé apparait triste et contrarié, parcouru de larmes et elle me demande :
    
    — Yann, pourquoi est-ce que tu me fuis ?
    
    — Je ne te fuis pas, je préfère espacer nos rendez-vous pour le moment et on se voit quand même tous les jours.
    
    — Et Sarah ?
    
    — Quoi Sarah ? Sylvia, je pensais que tu devais savoir que je couchais avec elle bien avant toi !
    
    — Tu aurais pu m’en parler ...
    ... avant de me baiser !
    
    — Tu as raison, pardonne-moi, Sylvia. C’est vrai qu’il aurait été plus honnête de te tenir au courant. Je vais rentrer maintenant.
    
    Mais Sylvia ne l’entend pas ce cette oreille et d’un bond vient me barrer le chemin.
    
    — En fait tu te sers de moi comme d’une pauvre petite négresse juste bonne à baiser alors que tu semblais soutenir notre cause !
    
    — Ne dis pas de bêtises, Sylvia ; j’étais sincère mais je ne savais plus quoi faire entre vous deux ; sois certaine que chaque minute passée près de toi était un vrai bonheur pour moi.
    
    A ces mots elle pleure à nouveau, son visage est boursouflé de chagrin, je l’attire à moi et la couvre de baisers. Le petit bosquet nous sert d’abri et nous baisons sauvagement emportés par la fougue ravageuse de ma belle insulaire. Pour la première fois j’ai fait une tentative vers la rosace de son anus avec ma langue, rien ne semble effrayer Sylvia qui l’a acceptée de bon gré ; il me faudra en convaincre Sarah, mais je m’égare ! A sa demande je jouis sur son ventre, d’un doigt elle a ramassé une goutte de sperme, l’a posée sur sa langue et m’a attiré vers elle pour un baiser goulu.
    
    Cette fois Sarah est bien éveillée lorsque je rentre et s’aperçoit tout de suite de mon trouble. Elle me demande aussitôt :
    
    — Yann, mon amour, il est bien tard, tu as un problème ?
    
    Dans un premier temps je ne sais que répondre, mais devant son insistance je lui dois la vérité.
    
    — Sarah, ma chérie, je suis horriblement gêné : je viens ...