1. looking for Manara. Chapitre IV. "Walbaknak!"


    Datte: 04/04/2023, Catégories: A dormir debout, Auteur: Iovan, Source: Hds

    Looking for Manara
    
    Chapitre 4
    
    Walbaknak !
    
    Je repris ma place sur le siège passager, caressant à nouveau, et embrassant le plus joli chauffeur que j'aie jamais eu, m'émerveillant de sa présence, lui rendant grâce pour ce qu'elle était : joyau de féminité, de beauté et d'intelligence.
    
    Elle devenait mon guide, ma merveilleuse préceptrice.
    
    Car, si elle était ma maîtresse : celle qui me commande, ma belle Carla devenait aussi ma maîtresse : celle qui m'enseigne, comme d'autres l'avaient été, avant elle... De celles que j'avais eues, enfant, qui m'avaient guidé, pas à pas, avec toute la patience qu'elles étaient capables de déployer... et m'avaient perdu, fourvoyé, tout doucement, complètement égaré, Petit Poucet rêveur, sans que, jamais, je ne puisse me douter de rien, sur les chemins balisés, dûment estampillés, de leur connerie, officielle et reconnue, toxique et mortifère, avec une bonne conscience qui les déshonorait.
    
    N'est ce pas, chère Mme Mustelle, dont j'étais déjà, à cinq ans, fou amoureux ?
    
    Ma belle chérie, au contraire, m'apprenait à me défaire de ce fatras d'hypocrisies convenues, de ce carcan de faux semblants, et m'invitait, avec sérénité, à jeter aux ordures, l'ignoble rata, parfumé et décoré, du glacis de « bon goût », qui enrobe la merde bourgeoise, dont on gave, cyniquement, cette jeunesse à dresser.
    
    « Les cent vingt journées de Sodome » chef d’œuvre, de Pier Paolo Pasolini, n'est pas une fiction. Nous y pataugeons.
    
    Comme Elle l'avait ...
    ... déjà fait, au début de notre rencontre, ma belle me révélait au monde, et me révélait le monde.
    
    Novare. Dans cinquante kilomètres, nous serions à Milan. L'asphalte de l' A 4 défilait, sous les roues de notre bolide. C'était l'affaire d'une vingtaine de minutes.
    
    Je la savais fatiguée, rompue par cette veille forcée, par ces péripéties, nerveusement éprouvantes, ces chocs émotionnels, et ...autres..., qu'elle avait courageusement encaissés, parvenant à maîtriser toutes les situations, avec aisance et tranquillité. Admiration !
    
    Mais, je savais ma belle Adorée sous tension, elle avait beau sourire, dans sa bravitude ( Bonjour, connasse!), je le savais : elle n'en pouvait plus ! Je devais lui trouver un havre, vite !
    
    Nous entrions dans Milan, la Grande...par des banlieues, à la triste arrogance, phallique et bétonnée. Ces constructions, s'étaient mises à croître dans les années soixante, champignons monstrueux, folie, qui se prétendait raison, car il fallait justifier la croissance, encore la croissance, toujours la croissance, sur les campagnes et les ruisseaux, les villages et les forêts, et s'entassant, se poussant les unes, les autres , comme dans la forêt, les plantes le faisaient, dans la loi sans âge, ces sommets de laideur avaient poussé, niant l'ordre de toujours, au nom de l'ordre nouveau : le marché.
    
    Tournant la tête, je contemplai ma belle... Elle était la négation de l'enfer : elle, faisait sens !
    
    J'avais décidé de ne pas l'emmener de suite, chez mon ...
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