1. Qui fait l'ange fait la chienne (10)


    Datte: 28/03/2023, Catégories: Trash, Auteur: blueyes, Source: Xstory

    Plusieurs fois dans la semaine, il ne manqua pas de me rappeler ma promesse. Au moment du départ, il insista encore :
    
    — Le proprio ne me lâche plus ! Je compte sur toi, sinon, je suis à la rue. Tu crois que ça va être possible. 6 000 €, ce n’est pas trop ?
    
    Le vendredi soir, donc, je prends le train et débarque chez mes parents. A 300 kilomètres de Mon Homme. Un week-end de quatre jours. Pont de l’ascension oblige. Je rechigne à m’éloigner aussi longtemps de Thibaud. Mais, j’ai une mission. Je dois obtenir cet argent pour que mon chéri puisse payer ses loyers de retard.
    
    Bien sûr, j’adore mes parents. Cependant, cette fois-ci, je suis mal à l’aise, car ma présence à leurs côtés n’est pas désintéressée.
    
    Et puis, quatre jours sans Thibaud, c’est si long !
    
    Je pense à lui constamment. J’ai peur qu’il me trompe, qu’il m’oublie. J’ai peur de le perdre. J’ai l’œil rivé sur mon téléphone. Toutes les cinq minutes, je refrène l’impulsion de lui envoyer un message, de l’appeler, d’entendre sa voix si envoutante. Je me raisonne. Je ne dois pas le harceler. Je me contente d’un coup de fil, un seul, le soir. J’essaie de jouer l’insouciante, mais je me trahis, j’avoue qu’il me manque. Terriblement.
    
    Même s’il n’est pas très bavard, il me rassure quand même.
    
    En fait, j’ai droit au service minimum :
    
    — Ne t’inquiète pas mon amour. Tu me manques aussi. Je t’aime. Par contre, je suis vraiment emmerdé. Tu crois que tu vas pouvoir récupérer ce pognon ? J’en ai trop besoin, ...
    ... ma chérie !
    
    En tout cas, je ne suis plus un gros cul. Mais un amour ! A condition, bien sûr, de lui ramener ces 6 000 €.
    
    Lundi après-midi, juste avant les embrassades, je prends mon père à part. Il s’étonne. Pourquoi une telle somme ? Je mens :
    
    — Ma voiture a besoin d’une grosse réparation.
    
    C’est la première fois que je mens à mon père. En plus, le mensonge est prémédité. Je suis venue exprès en train. Mais je m’en fous. L’important, c’est que Thibaud soit fier de moi !
    
    Ça y est ! J’ai le chèque ! Et je vais retrouver Mon Homme. Il n’y a que ça qui importe. Je suis comme une droguée. En manque de lui. D’autant plus en manque que ma libido est dans sa phase ascendante.
    
    Dans le train. Que le temps passe lentement. Le roulis me berce. Mes pensées vagabondent. En esprit, déjà dans ses bras. Son corps, sa peau, son odeur, son sexe. Ô, mon Dieu, cette queue majestueuse. Je la veux ! Bientôt en moi ! Je me trémousse. Ma robe est si légère, si facile à ôter. Mes cuisses se frottent. Malgré moi, mes lèvres intimes se pressent. Pressée, ma fente soupire d’impatience. Je mouille. Comme jamais. En face de moi, un quinquagénaire libidineux. Il fait semblant de lire son journal, mais reluque en douce mes cuisses. Le vieux cochon jette aussi des coups d’œil furtifs à mes seins. Ses yeux vicieux transpercent le tissu, mettent à nue ma poitrine lourde, mes chairs opulentes gonflées de désir. Mes tétons pointent. Qu’est-ce que s’imagine ce vieux porc ? Je rougis d’être autant ...
«1234...7»