1. On ne dit pas tout à sa famille (1)


    Datte: 14/03/2023, Catégories: Divers, Auteur: 2Alex(andra), Source: Xstory

    Sylvie
    
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    Vous êtes probablement déjà familier avec l’idée de la "secrétaire coquine", de la "promotion canapé" ou de l’entretien d’embauche "sous le bureau" ? Vous avez déjà dû tomber sur une scène un peu bancale d’un film X sans imagination : la petite secrétaire tailleur stricte qui se fait prendre par son boss en grimaçant pour garder son job. Vous êtes vous déjà demandé, innocemment, si ces scénarios pouvaient exister dans une petite PME ou même dans une grosse boîte, dans la réalité ? Si vous n’avez toujours pas répondu à cette question par vous même, sachez que j’en suis probablement l’exemple le plus proche de ce que vous pouvez imaginer.
    
    Je m’appelle Sylvie Girard, j’ai 37 ans et je bosse depuis presque 15 ans au siège européen d’une grande entreprise de vente en ligne, à Paris. Mon bureau est au 9ème étage, l’avant-dernier, qui est aussi l’étage de mon patron Paul Guérin -PDG et propriétaire de l’entreprise- pour lequel je suis assistante de direction. Il y a donc 9 étages et 15 années qui me séparent de mon premier poste au rez-de-chaussée, à l’accueil du bâtiment. De 1270€ par mois à plus de 12’000€, l’ascenseur social a bien fait son travail, mais j’ai dû le motiver. Je n’ai jamais étudié, je n’ai pas eu cette chance. La faute à une grossesse peu après mes 18 ans, un connard qui a disparu dès qu’il a appris la nouvelle et des parents qui m’ont laissé sans aucun soutien. J’ai souffert pendant les deux premières années pour m’occuper seule de ma petite ...
    ... Marie avant de trouver ce poste d’hôtesse d’accueil dans la boîte.
    
    Le salaire était vraiment triste, mais ça avait l’énorme avantage de me laisser l’opportunité de travailler et de gagner de l’argent sans me soucier de ma fille, puisque tous les employés du bâtiment, sans distinction de fonction, pouvaient laisser leurs enfants à la garderie d’entreprise pour « travailler l’esprit libre ». Je n’avais plus de vie sociale depuis deux ans et je ne pouvais pas passer à côté de cette opportunité. Malgré mon inexpérience et sans aucun diplôme, tout s’est bien passé. Il leur fallait juste une potiche pour l’entrée et j’avais saisi mieux que les autres candidates l’essence du poste. Je n’avais eu aucun effort particulier à faire pour obtenir le job, ce fut plus laborieux pour gravir les 9 étages. A ce stade, je suis obligée de vous avouer que j’ai dû sucer des kilomètres de queues pour en arriver là, mais je préfère ça aux nombreuses années d’études que je n’aurai jamais été capable de réussir.
    
    Ma vie a beaucoup changé depuis ce temps. Ma fille Marie a 19 ans et elle étudie dans une grande université parisienne. Peu après mon engagement, j’ai rencontré Alexandra et je me suis rendu compte que j’aimais les femmes plus que les hommes. On a rapidement emménagé ensemble et Marie le vit très bien. Aujourd’hui, je suis pleinement épanouie. Même si je mens un peu à Alexandra quant à mes fonctions dans l’entreprise, je considère que je ne la trompe pas, je travaille. Paul a un peu plus ...
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