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Le virus mortel (1)
Datte: 13/03/2023, Catégories: Divers, Auteur: Ratatac.44, Source: Xstory
... de bain pour me tester. Je faillis trébucher une demi-douzaine de fois, mais qu’importe ! Enfin arrivé dans la salle de bain, je pris un coton-tige, le mis dans ma bouche pour l’imbiber de salive, tremblant, et le plongea dans une fiole de produit dont je ne saurais donner le nom. J’attendis trente secondes, fébrile, je sentais la sueur sortir de tous mes pores. Il était négatif, une joie incommensurable me prit, mais je préférai recommencer le test. Ce qu’il y a de bien avec ce virus, c’est qu’au moment même où l’on est infecté, il se multiplie de façon insensée dans notre salive, ce qui fait que ce genre de tests buccaux sont, sauf rares exceptions, d’une efficacité redoutable. Je redescendis, Sandy avait déjà préparé nos deux sacs avec le plus important, que je l’aime cette femme bon sang. Je la pris dans mes bras, l’enlaçai et lui déposai un baiser sur le front. « Qu’est-ce qu’on va faire, me dit-elle d’une voix brisée, les yeux rouges. Je ne pouvais être le faible dans cette histoire, de façon tacite, nous avions décidé que nos deux vies étaient entre mes mains, je ne pouvais la décevoir, elle est intelligente, mais sensible, trop certainement. — Ecoute-moi mon amour, tout va bien se passer, on passera par la campagne, ...
... on trouvera un endroit, un plan, le temps que tout se pose, que tout se calme, okay ? — Mais... s’ils nous trouvent, nous tuent, si des gens nous attaquent, si... — Si nous n’essayons pas de survivre, qu’est-ce qu’il va se passer à ton avis ? Tu n’as rien à craindre tant que je suis avec toi, je te le promets, fais-moi confiance, s’il te plaît." Nous nous embrassions, mais fûmes interrompus par des coups de feu, lointains, mais tout de même assez audibles. Il était temps de fuir. Le plan était simple, gagner du temps. Le virus ne vit pas plus de quelques heures sur une surface, même humide, et ne peut survivre à une mise en ébullition. Foudroyant les infectés après la période d’incubation et ne pouvant contaminer que les singes parmi le règne animal, nous devions attendre le plus loin possible des villes que les porteurs meurent et que le virus ne s’éteigne, faute d’hôtes. Ce plan peut paraître bancal sur bien des plans, certes, mais nous n’avions pas le temps de le peaufiner plus que cela. C’est ainsi que, quelques minutes plus tard, je sortis de route pour éviter tout éventuel barrage, ma petite amie en larmes ayant posé sa tête sur mon épaule et s’endormant. C’est ainsi que tout commença. C’est ainsi que je suis mort.