1. Étreinte macabre


    Datte: 06/03/2023, Catégories: Divers, Auteur: Condor76, Source: Xstory

    Lecteurs d’auteurs, passez votre chemin. C’est de la mauvaise prose que vous tenez en main. Entrez dans la transe, mais je vous préviens : ce texte transpire une odeur rance et des restes malsains. Amateurs de sado-maso, de zoo ou de scato, n’attendez rien. Le crado n’a pas ici son credo. Aux jeunes jouvencelles, bouchez-vous les oreilles. Cette agonie n’est pas charnelle, elle est cruelle. Ce texte n’est d’ailleurs pas fait pour être lu. Vous serez déçus si vous aimez le nu. Ces lignes sont là pour être écrites, juste pour moi, égoïste.Je ne défends ici aucune cause, juste un besoin de faire une pause. J’exprime dans cet écrit un fardeau primal. Un acte dénué de cruauté et pourtant bestial, presque tribal. Une étreinte intime mais non sensuelle. Une libération du morbide dans un texte consensuel. Quand j’écrirai ce qui suit, ce sera tout d’un coup. Pour ne plus revenir dessus, clore le chapitre d’un seul coup.Tu pourras en rire si tu trouves ça pathétique. Mes cauchemars, eux, depuis sont authentiques.
    
    C’était le jour de la St Valentin. On en a rien à foutre, ça tombe bien. Encore une belle journée, exténués d’avoir marché, toi devant et moi derrière. Quand j’observe en avant, toi tu guettes en arrière. Quand je vais au gré du vent, toi ça t’indiffère. Ça fait des années que ça dure, pas besoin de se parler. Je sais que tes intentions sont pures, pas la peine d’en rajouter. Dormir à mes pieds ou attendre derrière chaque porte que j’ai fermée. Je n’ai jamais compris cette ...
    ... fidélité. Je te jette ta pitance, toi tu es à Byzance. C’est toi qui portais le collier, mais c’est moi qui suis resté prisonnier.
    
    Ce soir-là, je ne te trouve pas. Je t’appelle et tu ne réagis pas. Quand je vais voir dans ton antre, je te découvre toute pantelante. Allongée sur ta couche, je suspecte un truc louche. Mes appels n’y font rien, cette paralysie est sans appel. Dans un effort guerrier, tu te redresses sur tes pattes. Puis tes os redeviennent figés ; je commence à prier.
    
    Ce n’est rien, ça va passer. Je t’ai toujours vue te relever. Cette solide carcasse que rien ne fracasse, cela ne peut pas arriver. Ton regard est toujours vif et étincelant. J’ai beau être compréhensif, je m’approche tout chancelant. Je te rassure avec des caresses. Mes murmures calment ta détresse. Ton corps lâche dans la merde et le vomi. La gêne n’a pas d’odeur, alors oublie. Les minutes s’écoulent, tes forces s’écroulent. Dans un ultime effort, tu te redresses. Pour tes derniers pas tu donnes tout ce qu’il te reste. Ta silhouette est disloquée, on dirait une araignée. J’ai peur de ce que je vois. J’ai surtout peur d’en arriver là.
    
    Il fait nuit noire ; je me vois dans ce miroir. Je suis seul à décider. Pas moyen d’y couper. Pas de notice, et encore moins de complice. Ton œil brûle toujours de mille feux, c’est lent d’aller aux cieux. Alors je me résigne. Je me tape la tête, j’attends un signe. Je te porte sous la pluie battante, ta douleur est palpitante. À l’abri, je te chéris et je ...
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