1. Les deux putains de l'armée française... (2)


    Datte: 04/03/2023, Catégories: Trash, Auteur: antonin mordore, Source: Xstory

    Comme tous les jeudis après-midi, je venais prendre le thé chez ma belle-mère. Nous discutons beaucoup d’art, de la guerre, de ses appréhensions pour son mari, qui ne devrait pas revenir avant une semaine. Cela donne à Claire une bouffée d’oxygène de pouvoir se confier à moi. Partageant beaucoup de pensées en commun, il existe une certaine confiance et une très bonne entente entre nous. Claire a à peine quarante ans et c’est une très belle femme, toujours bien mise, bien maquillée, portant des tenues qui sans être sexy, n’en sont pas moins agréables à l’œil. Parfois, j’ai l’impression que nos rapports belle-mère/gendre dépassent un peu le simple cadre de la relation familiale. Car je dois avouer que ma belle-mère me plaît beaucoup... et que je la désire en secret !
    
    Alors qu’elle sirote son thé darjeeling, après avoir discuté de la politique du gouvernement français, et des tensions qui règnent dans les grandes villes d’Algérie, je lui parle du sujet qui me tient à cœur depuis cette fameuse soirée orgiaque, avec une petite pointe d’appréhension quant au résultat... je joue très gros dans l’affaire !
    
    — Claire, je crois que j’ai une nouvelle idée de tableau pour vous... une source d’inspiration un peu différente de ce que vous faites d’habitude.
    
    — Ah oui Jean ? Différente ? Dites-moi tout !
    
    — Eh bien, j’ai remarqué que vos œuvres étaient parfois ... comment dire...à la limite de la sensualité exacerbée.
    
    — Ah bon ? Je ne voyais pas les choses comme cela. ...
    ... Pourriez-vous m’expliquer votre ressenti quant à mes tableaux ?
    
    — Eh bien, prenons par exemple "La jeune femme perdue dans la forêt". Vous décrivez votre tableau comme la peur d’une jeune femme, perdue dans un environnement étranger, un peu angoissant. Lui dis-je, en désignant le tableau sur le mur d’à côté.
    
    — Oui, il s’agit d’une jeune femme égarée dans les bois et surprise par un orage. Quoi d’extraordinaire à cela ?
    
    — Au premier abord, rien. Mais si l’on s’approche un peu et que l’on décrypte la scène, on y voit une jeune femme, certes apeurée, au milieu de la nuit, les zébrures de l’orage dans le ciel, ses vêtements trempés. Mais que fuit-elle au juste ? Car on discerne sur son visage une expression d’épouvante. Et ces deux ombres dans le fond... on croirait deux hommes qui la poursuivent. Quant à ses vêtements, certes trempés, moi je vois une jeune femme très belle, quasi nue sous la pluie. Regardez, on distingue très bien les pointes de ses seins. Et ce triangle sombre, sous le drapé de la fine robe trempée par la pluie... son pubis ?
    
    — Vous extrapolez Jean ; jamais il ne me serait venu à l’idée de peindre une femme nue, seule dans une forêt, sous une pluie d’orage, et poursuivie par d’hypothétiques hommes... dans quel but d’ailleurs ?
    
    — Pour abuser d’elle ? D’ailleurs, pourquoi cette femme sans défense se promenait-elle seule dans un endroit désert ? Vivre une aventure discrète, rechercher des sensations ? Fuir un quotidien monotone et un couple sans excitations ? ...
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