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Le cygne noir (6)
Datte: 27/02/2023, Catégories: Trash, Auteur: Dante67, Source: Xstory
... prétexte de rechercher le morceau de sucre, elle se glissa sous le bureau jusqu’à atteindre la braguette de l’homme de ménage. L’accès n’était pas simple ; le mastodonte dut avancer son bassin et se coucher à moitié dans le fauteuil. Sa respiration était grave, profonde, gutturale, et ressemblait à celle d’un animal. En l’entendant, Svetlana sentit sa nervosité et son excitation monter. Elle se remémora son passage dans le sous-sol du chalet, et ce souvenir eut raison de ses dernières hésitations. Elle ouvrit la braguette et en sortit un petit membre épais. Il n’était pas beau ; il n’était pas appétissant ; il n’était pas imposant ; il n’était pas même propre, mais à cet instant, pour elle, il était parfait. Ses lèvres plongèrent dans les replis de peau et heurtèrent le membre, îlot turgescent de consistance dure au milieu d’une mer de chairs molles. En le suçant, elle sentit le gland déborder petit à petit d’excitation dans sa bouche. Ce goût, elle l’aimait. Elle gobait avec facilité le membre en entier et pompait, encore et encore. Elle pompait le membre de ce bestiau qui exultait. Il s’autorisa à poser ses grandes paluches sur sa tête ; il n’avait jamais imaginé se faire sucer par une telle femme ! Il ne tarda pas à jouir en d’épaisses nappes de sperme. Svetlana avait tout en bouche, s’en délectait, et regrettait de ne pas en avoir davantage. Elle sortit à quatre pattes de sous le bureau, heureuse et fière de la perversité de son action. Elle voulait commettre ...
... l’irréparable pour s’extraire de sa vie ; elle désirait un suicide social pour ne plus se laisser le choix. Elle voulait sucer celui qui était tout en bas de l’échelle, elle voulait sucer celui qui était laid, elle voulait le pomper sous le bureau, elle voulait faire et être tout ce que la morale de la société réprouvait pour pouvoir s’en extraire soit en la quittant, soit en s’en faisant chasser de force. — Merci beaucoup, Steeve. J’en avais besoin. — Merci à vous. C’était... c’était fou ! — N’hésitez pas à revenir. — Je le ferai, ha-ha ! Il rangea son sexe devenu flasque et se leva. Il sortit de la pièce sans même passer un coup de balai. Quant à Svetlana, son étincelle de vie passagère commençait déjà à s’éteindre. L’espace d’un instant, sa vie avait repris des couleurs, mais elle sombrait déjà dans le noir et blanc, comme pour un film ancien, un film qui aurait lieu dans une époque à laquelle elle n’appartenait plus. Elle gardait en bouche cet arrière-goût de bite et de sperme, et chérissait cette sensation. C’était devenu une odeur familière, une odeur qui lui faisait se sentir à la maison ; c’était l’odeur qui suivait Odile dans son sillage... non pas qu’Odile sentait le sperme ou la bite, mais plutôt qu’elle créait cette atmosphère autour d’elle. Elle-même sentait un parfum sucré, un parfum enivrant qui pourrait donner mal à la tête et qui la fit saliver rien que d’y songer. Svetlana se sentait vide. Vide physiquement et vide émotionnellement. Il n’aura ...