-
Le cygne noir (6)
Datte: 27/02/2023, Catégories: Trash, Auteur: Dante67, Source: Xstory
... est-ce que j’ai bien sucé ta grosse queue ? La température montait trop vite dans la tête de Carl qui sentait venir le piège. — Svet’, si tu veux que je te baise avant de partir, c’est faisable. Mais ne t’attends pas à avoir d’infos sur Odile de ma part, OK ? Elle glissa son autre main dans son pantalon et sentit son sexe dressé. Elle le caressa de haut en bas et saisit ses bourses. Puis elle referma sa prise... plus fort. — Et si je te le demande gentiment, Carl ? — Aarr, mais, putain... qu’est-ce que tu fous ?! — Soit tu me dis où je la trouve et je te vide de la meilleure des façons ce que j’ai entre les mains, soit tu résistes et je t’éclate les couilles entre mes doigts. Carl lui envoya une gifle magistrale qui lui fit perdre prise et l’envoya valser au sol. — T’as mon numéro en cas d’urgence. Je me tire. Il passa la porte ; elle se lança derrière lui. Il dévalait les escaliers trop rapidement pour qu’elle puisse l’arrêter, alors elle tenta de l’appeler désespérément : — Attends ! S’il te plaît, excuse-moi, je voulais pas faire ça ! Reviens ! Viens me baiser ! Je ferai tout ce que tu veux... S’il te plaît, reviens ! Elle tomba à genoux contre la barrière de la rampe d’escalier et fondit en sanglots une nouvelle fois. Elle resta là, seule, pendant une quinzaine de minutes, le regard vide. Lorsqu’elle rentra chez elle, elle se sentit comme une étrangère. Elle planait tel un spectre dont la place n’appartenait plus à ce monde. * * ...
... * BIP BIP BIP Ses yeux étaient déjà ouverts, gonflés et douloureux suite à la nuit de sanglots sans sommeil qu’elle venait de passer. Elle se traîna avec difficulté hors du lit pour échouer lamentablement dans sa douche où elle s’accroupit, le visage entre les mains. Peut-être cet état aurait-il pu être celui dans lequel elle aurait dû se trouver après avoir subi tout ce qu’elle avait enduré. Pourtant, c’était sa liberté qui lui était douloureuse. Son abandon lui était absolument intolérable. Elle était prise en mains ; elle était détenue, maintenue. Elle avait été importante pour quelqu’un qui l’avait chérie à sa manière. Une manière tordue, perverse, mais elle s’était sentie importante. Mais à présent, tout cela n’avait plus de sens. Elle ne comprenait plus ce qu’elle avait vécu. Elle ne comprenait plus ce qu’elle avait ressenti, et surtout elle rejetait cette vie fade et solitaire à laquelle elle était habituée. Y avait-elle encore sa place, après tout ? Avait-elle encore le choix de vivre dans ce monde où tout ce qu’elle avait vécu faisait d’elle un être abominable aux yeux de la société ? Ce qu’elle avait éprouvé, elle l’avait aimé. Elle en avait joui, elle en avait redemandé et même dépassé les attentes qu’on avait placées en elle. Alors quoi ? Devait-elle vivre dans une société qui la désapprouvait et la reniait, ou devait-elle abandonner cette vie pour se consacrer à la prochaine où une place existerait pour elle, une place où elle serait valorisée selon les ...