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Fragilité marocaine 2 (1)
Datte: 23/02/2023, Catégories: Divers, Auteur: Sharhajar 5.0, Source: Xstory
... vêtements sur le sol. Je ne parle pas la langue, mais je suce ça suffit. Un verre, un regard, une caresse et les deux s’en vont. Vite me retrouver à genoux devant lui. Prier pour ton retour, sa bite dans la bouche. Savourer sa main dans mes cheveux, le rythme régulier des va-et-vient. L’étrangler entre mes mains comme je voudrais t’étouffer. Suffoquer quand il m’empale, en profiter pour pleurer. Me rhabiller avant même d’avoir avalé. C’est la rue, ça ne bouge pas, et sa chambre m’écrase. J’ai envie. J’ai envie de te crocheter quand tu fuis. Te crocheter jusqu’à te faire virer du bleu au pourpre. Crocheter la porte de ton cœur en te fêlant les côtes. Je t’ai donné ma main, tu l’as acceptée puis jetée dans un coin, alors mange mon crochet. L’après-midi c’est la même. Un petit verre après l’avoir mangé. Un gros verre avant d’en trouver un autre au bar. C’est marrant non ? Je devais arrêter de boire pour vivre avec toi, mais t’es pas là, donc je bois encore plus. Je reste faite du même bois que le reste de ma famille. Des baisés. A l’ombre de l’ivresse, la nuit est vite tombée, le fracas de la rue m’appelle. La pride s’agite à deux pas, mais je les déteste. La pride s’agite à deux pas, mais les voir me fait penser à toi. Pourquoi changer la recette qui a ...
... fonctionné à midi ? De la bite, de la bite, de la bite. Un tapas minable en guise d’excuse pour picoler. Si je n’y rencontre personne, j’irai me frotter en boîte. Pas de gestes barrières pour faire sauter les siennes. T’as les cartes en main, je ne peux pas te bluffer alors je me suis laissée coucher tous les soirs. Jusqu’à me réveiller à côté de deux inconnus. Deux sourires de bon matin, ça fait plaisir, mais vous ne pouvez pas rester. Je garde la place pour une amie. Il est temps de rentrer. J’ai envie. J’ai envie de revivre la balayette en boucle. Sentir tes jambes se dérober par l’équilibre que je t’ai volé. Entendre le choc de ton corps sur le sol. Entendre ton cri de douleur, entendre ta douleur, t’entendre toi. J’ai envie de t’entendre. Brrrr, brrrr, brrrr, toujours le même froid deux semaines après. Brrrr, brrrr, brrrr, toujours le même silence entre tes lèvres. Alors brrrr, brrrr, brrrr, le vibro s’agite tous les soirs. Alors brrrr, brrrr, brrrr, le moteur recommence à chauffer. Des nouveaux voyages dans l’agenda. Tout pour agiter un peu le silence. Tu sais que je ne le supporte pas. J’espère que tu le sais. J’espère que tu me punis. Que tu ne m’as pas oublié. J’ai juste envie de t’entendre. Le silence me bute. Vise la glotte. Je t’aime.